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← ExitThe Manly Hall Manuscript Collection, Volume I
The Flower on the Mountain and Solution

pierre, qu’on appelle aussi un autre petit-monde et qui représente la figure de Jésus-Christ dans la physique et métaphysique, comme nous verrons en son lieu.

Explication de la deuxième figure dans la quatrième page, où est dépeinte la représentation d’une fleur agréable à la vue, sur le sommet d’une montagne contre laquelle l’aquilon etc…

Solution.

Dans cet emblème est représentée la figure d’une fleur très belle à voir, sur le haut d’une montagne, dont la tige est bleue, et les fleurs blanches et rouges, et les feuilles brodées de rayons ou filets d’or, contre laquelle l’aquilon soufflait impétueusement. Les matrices de l’arbre philosophique sont les montagnes ou les rochers, sa tige est appelée mercure, qui lui procure la vertu végétative ; les minéraux en sont les écorces, les fleurs en sont les feuilles, et les métaux en sont les fruits. Ce sont les matrices fixes et l’esprit fixatif qui leur donnent la vertu fixative. Autour de cette montagne demeurent sept dragons et autant de

griffons ; un d’eux très grand et qui a des ailes, se jette cruellement contre un très petit et qui n’en a point.

Ce qui convient en tout à la seconde figure du second septenaire, où est tracée la représentation d’un serpent attaché sur une croix de chêne avec des clous de fer. Le dos du dragon est bleu, et il a le ventre jaunâtre, moucheté de taches couleur de pourpre, mais il y a cette différence que, dans cet emblème, il y a un plus grand nombre de dragons vivants et regardant le rameau, comme si, les ailes déployées, ils voulaient voler dessus et faisant sur la terre plusieurs replis pour se lancer sur lui ; et que dans l’autre, il y avait la figure d’un serpent qui n’était pas vivant, mais qui était mort, et attaché au tronc d’une croix avec des clous de fer. Quoique cela ne soit que la même matière qui se présente à nos yeux, nous voyons cependant la différence de sa préparation, comme nous avons dit des couleurs de la fleur, et des dragons qui conviennent au serpent. Tous les philosophes, par le sommet de la mon-

tagne, entendent le corps de l’alambic, et par la fleur la matière qui doit être exaucée en toute de nature ; la racine de cette fleur qui est de plomb et sa tige d’un bleu argenté, les feuilles d’or, et les fleurs rouges et blanches expliquent assez les conditions et les natures de la matière brute ; or, la racine de tous les métaux, est la terre de Saturne ; mercure de couleur bleue, qui est la tige d’un arbre métallique, est le sel précieux de nature, qui contient en lui des fruits d’or et d’argent ; car il teint et dore tout ce qu’il touche, comme les fleurs dans le règne des végétaux et animaux. De même le sel dans le règne minéral fait toujours connaître d’avance la moisson qu’on doit espérer. C’est pour cette même raison que, dans le troisième emblème de la cinquième page, on l’a comparé au rosier qui produit des fleurs blanches et rouges qui s’élève de la fontaine contre un chêne vert, dont les poètes parlent dans la fable de l’arbre d’or, placé dans les jardins des Hespérides et gardé par un dragon surveillant ; Moïse en parle aussi dans la Genèse :

Dieu avait placé l’arbre de vie au milieu du paradis terrestre, afin que l’homme, mangeant de son fruit, vécût longtemps, et que rien ne lui manquât de ce qui pouvait accomplir son bonheur de toute manière. Il l’avait appelé l’arbre du bien et du mal ou de science, et celui qui avait goûté une seule fois de son fruit, devait mériter sûrement d’être appelé sage, comme nous avons dit dans la figure précédente. L’aquilon soufflait dessus avec violence. Cet arbre aux feuilles d’or ou ce rameau d’or, représente la terre ou le soufre sublimé par les fumées ou vapeurs de mercure jusqu’au haut du vaisseau, selon cet axiome d’Hermès : « Le vent l’a porté dans son ventre. » Le corps de l’or, très fixe et très compact, ne peut être réduit en esprit avant d’être violemment battu de l’aquilon, c’est-à-dire ne se dissout, ni ne se détruit, ou ne se sublime que par l’eau de mercure qui est très froide, qui le faisant redevenir cru, résout, et quand il est résout l’élève et le spiritualise en le raréfiant. C’est pourquoi les philosophes lui donnent le nom de fumée, de vapeur, de vent, et d’âme des corps ; c’est-à-dire qu’il

porte et est le véhicule du soufre d’or ; nous supposons le vent Borus qui souffle violemment du côté du nord, et notus du côté du midi, qui tous deux changés en air ou en nuée, sont enfin résolus en eau. Les poètes ont dit que ces vents étaient comme des comètes qui se résolvaient en pluie d’or et en pluie d’argent, et que le vaisseau du prince Jason au moyen de leur souffle favorable, arriva heureusement au port ; car, qu’est-ce que le premier si ce n’est l’esprit sec et chaud de l’or qui dore tout ce qu’il touche, et le second, sinon l’eau argentée chaude et humide de mercure qui teint pareillement ce qu’elle touche.

Quoique nous ayons dit l’espèce chaude et humide du vif-argent, elle est très froide et très sèche au commencement de sa préparation et de sa nature, ce qui fait que par le froid de l’aquilon, elle est convertie en sèche, de sèche en humide, et d’humide en chaude, pour parcourir tous les éléments.

De plus, comme l’on dit que le vent septentrional froid et sec chasse les nuages et purifie l’air, et qu’au

contraire, celui du midi humide et chaud remplit toute la région de l’air de nuées qui se résolvent quelquefois en pluie, en tonnerre et en éclairs ; par la même raison il ne s’élève et ne se météorise aucune vapeur dans le temps de la résolution, parce qu’alors le vent mercuriel est très froid à cause des fixités et frigidités des corps : mais, après la résolution, le vaisseau est rempli de quantités d’esprits vaporeux, qui de temps en temps se résolvent en eau, et alors, on dit que les vents du midi soufflent sur notre mer, parce qu’en ce temps, les corps de l’or et du mercure sont si ouverts que leurs esprits montent, plus blancs que neige aux côtés du vaisseau, lesquels ensuite, prennent une couleur bleuâtre tachetée de rouge, ils deviennent si subtils et leurs vertus si teignantes, qu’ils changent le cristal en pierreries de toutes façons, et les métaux imparfaits en parfaits. Il devient enfin si subtil que, ayant mis bas toute sa pesanteur, il surpasse tout esprit subtil ; de même que l’eau mercurielle, très volatile, qui est au fond du vaisseau, monte et descend

lorsque l’esprit monte vers la partie supérieure du vaisseau. Si un serpent en dévore un autre, c’est un monstre dans la nature, parce qu’il est cruel contre son espèce ; c’est pourquoi le serpent du soufre vitriolique est étranglé, c’est-à-dire mortifié par le mercuriel ; il devient un dragon et un monstre d’une énorme grandeur, tel qu’on le voit attaché à la croix ou que ceux qui errent çà et là sur la montagne que nous avons dépeinte.

On appelle serpent du nom Rebis, ceux dont l’un indique l’esprit solaire et l’autre l’esprit mercuriel ou, pour mieux dire, c’est l’esprit mercuriel engrossé de l’esprit solaire et spiritualisé en lui et résolu dans sa résolution ; c’est pourquoi on les dépeint tous avec des ailes excepté deux petits, afin d’indiquer les corps devenus esprits et prêts à être sublimés jusqu’à ce qu’ils attendent le temps d’être fixés dans leur domination ; ce qu’on démontrera dans le troisième septenaire des feuillets, où est représentée une solitude stérile et montagneuse, ravagée par une infinité de serpents qui sortent de quatre fleuves, qui développe le temps de la

fixation ou la domination des esprits fixes. Ces dragons ou griffons ne dénotent rien que le vif-argent et le soufre qui sont la figure de l’eau dormante et très puante, très froide dans le temps de sa création, et très chaude à la fin, participant de la nature du lion, du griffon et du dragon et sont doués d’un venin très froid. On indique aussi les autres choses qui vivent dans les rochers et les antres froids et humides, et parce que les dragons sont très surveillants, on les destine à garder les trésors, et on ne les tue qu’avec une extrême difficulté par rapport à la dureté de leurs écailles, car il faut une force d’Hercule pour tuer l’ancien dragon d’or, et le serpent surveillant de mercure, car de quelque force qu’on les frappe et qu’on les brise, l’un et l’autre peuvent toujours être réduits à leur premier corps et à leur première forme.

C’est donc une erreur d’enseigner que Mercure doit être détruit avant sa conjonction avec l’or, parce que l’or ne peut être résolu qu’avec mercure ; de même mercure reprend toujours sa première forme de vif-argent tremblant s’il n’est corrompu avec une résolution d’or naturel et favorable, et s’il n’est spiritualisé ; il en est de même dans

leur résolution, et de tous les deux qui sont remplis de beaucoup de venin et de bile noire, l’on fait la fameuse thériaque très utile dans plusieurs maladies comme l’on dira en son lieu.

Ce soufre d’or signifié par le Dragon ou griffon sans ailes et très plein d’un feu fixe, né du côté de l’orient, de même que le mercure doux et volatil du côté de l’occident. Il nous est représenté par les Dragons et griffons ailés que vous voyez battus et mis en pièces par de plus grands qui ont des ailes, sur le côté de la montagne, parce qu’ils sont jeunes, petits et sans défense ; mais ils parviendront à une telle grandeur et à une telle force qu’ils domineront sur tout, et qu’ils se plairont, se réjouiront et prendront leur croissance dans le feu qui deviendra leur bien et leur propre nourriture dans le temps de leur domination. Si vous joignez un dragon froid avec un aigle ou un griffon et qu’ils brûlent du feu d’enfer, alors on tirera d’eux un esprit de feu qui brûlera les ailes de l’aigle et fondra les neiges des montagnes en eau. C’est pour cette raison qu’on dit que

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