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← ExitThe Manly Hall Manuscript Collection, Volume I
Lucretius Ovid and the Parts of the Human Being

perpétuer les espèces s’est retiré d’elle avec ses propriétés et facultés, et ce n’est qu’en elles que l’on voit l’image et l’ombre de la première forme ; comme cet esprit est incorruptible et constitue les espèces des choses qui ne peuvent se changer n’étant pas sujettes aux choses sensibles, ils ne se corrompent et ne s’éteignent point mais s’éloignent seulement de la matière qu’ils désirent de rejoindre, de là il suit que l’une étant détruite, il s’en introduit une autre qui participe beaucoup de l’élément, en est plus composée, ou qui du moins, autant qu’elle peut, tâche de revêtir de quelques qualités par lesquelles elle puisse se défendre de l’anéantissement, et afin que cela n’arrivât pas dans les choses créées (autrement ce serait sa perte irréparable) la nature sage et prévoyante a planté en elles dès le commencement du monde certaines semences fixes et éternelles de l’immortalité, afin que celles de formes accidentelles fussent résolues ou élevées par la corruption et anéantissement de ces esprits incorruptibles qui pourrait survenir après donc la destruction de tout ce qui n’a pu résister à la violence du feu, tout ce qui

reste donne quelques marques et quelques preuves de son incorruptibilité, et aussitôt s’il est mis au feu, se change en verre, selon cet axiome que tout ce qui est privé de sa propre humidité ne fournit qu’une fusion vitrificatoire ; le feu donc, ne pouvant agir sur elle, et exprimer sa forme à cause de sa fixité et de sa permanence, il fait tous ses efforts pour attirer du sein de son premier père, c’est-à-dire du ciel, une image et une nature avec ses accidents, que nous appelons plus convenablement certaines qualités et conditions, par exemple la pureté, la lumière, la fixité et la subtilité ou pénétrabilité du moins la plus marquée qui sont les qualités glorieuses d’un corps renouvelé glorifié et pour ainsi dire ressuscité, et même des utilités pleines de semences, et pour les attirer une chose ne se repose jusqu’à ce qu’elle les ait acquises.

Qui je vous prie ne voit pas sur-le-champ avec quelle sollicitude la première mère des choses tâche de les imprimer à sa matière pour faire cette pierre précieuse, en quoi l’art, en la suivant, répand tout avec largesse sur les composés et même en la surpassant

et fait non seulement en un moment ce que la nature ne ferait pas en mille ans, mais il l’emporte si fort au-dessus, qu’il pousse et élève son œuvre à un tel comble de pureté de subtilité, de pénétrabilité, qu’il peut communiquer aux autres les qualités dont il est revêtu : la nature fait voir quelle différence il y a entre les corps glorifiés et ceux qui glorifient ; car comme dans les premiers, les qualités glorieuses sont passives, dans les seconds elles sont actives c’est d’où vient notre Élixir, auquel ont été accordées ces glorieuses qualités actives que nous avons dit être le symbole et l’image de la résurrection de Jésus-Christ comme les corps ressuscités et essencifiés par lui marquent la résurrection des corps des fidèles maintenant parce que nos premiers esprits sont incorruptibles et volatils desquels dépendent les générations des choses, leurs altérations corruptions et nutritions, et celles de notre première quintessence fixe éternelle et incorruptible ; d’où dépend ce renouvellement, la régénération et glorification des choses, il ne considère pas les semences d’immortalité et d’incorruptibilité qui se présentent même devant les ignorants qui étant renfermées au centre de la

de la terre et dans le sein de la matière se vantent d’avoir toutes leur Ciel en elles, et brillent de l’éclat de leurs astres, de leurs planètes et de leurs influences.

C’est pourquoi ceux qui ont recherché la nature et la matière des Cieux et des planètes, instruits par cette astrologie, n’ont pas reconnu la matière comme inférieure passagère et corruptible, mais ils ont cru ce que nous avons dit qu’elle est lumineuse, subtile, spirituelle et fixe, en tant qu’elle est cachée dans le centre de la terre, et lui ont encore donné les qualités que nous attribuons au secret de notre pierre physique, de laquelle toute chose tâche naturellement d’approcher et que Dieu donnera à tout le monde dans l’embrasement universel, afin qu’elle puisse durer éternellement sans altération, corruption ou mort. Il était donc convenable et à propos que ce qui sert à acquérir une béatitude dans cette vie mortelle ne fût pas refusé à ceux qui doivent jouir d’une vie éternelle immortelle et remplie de toutes sortes de délices. Cela fait qu’on nous demandera par forme d’objection, si les éléments les végétaux les animaux, les minéraux, et tout ce que

Dieu a fait, par sa sagesse infinie, comme des ouvrages parfaits et merveilleux, et si le Ciel ou les étoiles même, comme le prononce le roi prophète, vieilliront ; s’ils sont changés, s’ils seront corrompus puisque ces ouvrages ont mérité l’approbation de leur Créateur, et l’éloge de leur perfection ; s’il nous est permis de dire sur ces matières, tout ce que nous avons appris de ce que sent la nature, et de ce qui cause ses cris, et enfin ce que l’art même exprime à force, que non seulement tous les éléments mais aussi les espèces créées des végétaux animaux et minéraux, qui ne meurent point et ne se corrompent point parce qu’ils renferment en eux les semences de l’immortalité, sous la couverture et les enveloppes des choses corruptibles ; c’est un point avoué communément : ces éléments représenteront comme les cieux, l’image de leur premier formateur, comme les éléments célestes représenteront quelque ombre de leur divin créateur, et retourneront à la source d’où ils sont sortis. Ne croyez pas pour cela que les mêmes individus des choses qui sont

composées des êtres corruptibles puissent rester ; car tout ce qui sentira leur lie sera anéanti et détruit entièrement : il n’y a que l’espèce de l’esprit germinatif et la matière fixe des choses qui sont sous le ciel sous leur propre forme, qui restera telle qu’elle est, non pas d’une manière terrestre et comme elles sont à présent, semblables aux choses corruptibles, mais d’une manière céleste et tels que sont les corps célestes, incorruptibles et glorifiés.

Que ceux qui étudient l’optique contemplent tous les planètes qu’on voit d’ici-bas, par leur figure, non pas par un mouvement végétatif et d’une manière sensible mais sous la forme d’une planète rayonnante, fixe et incorruptible c’est ce que m’a assuré un de mes amis fort expérimenté dans cet art, et qui en a fait l’expérience je l’ai vu de mes yeux et l’ai éprouvé, et à moins que quelqu’un ne veuille être trompé je veux bien qu’il sache que la représentation des planètes, telle que nous l’avons, dont les rayons brillent de toutes parts, composée de l’envoi

qu’elles font des esprits visibles, et de la réception des espèces vitines [?], ne représente point du tout l’espèce de la planète, puisqu’on l’aperçoit dans le ciel sous la figure qui est dans le monde.

Nous en avons parlé dans notre cabale de la foi des chrétiens et des philosophes. Chaque espèce donc, de chaque animal, végétal, ou minéral, sera renouvelée, et glorifiée sous la forme d’un corps lumineux, incorruptible, fixe et spirituel, afin qu’ils fournissent aux esprits bienheureux, ou qui seront rendus parfaitement heureux une cause accidentelle de leur bonheur. Je dis que ceux qui admirent les ouvrages incompréhensibles de Dieu seront comblés et rendus heureux par une infinité d’ouvrages de Dieu, car il faut que chacun soit rendu heureux et félicité dans les cieux par ce dont il s’est servi comme d’instrument pour parvenir à la cause de sa glorification.

Au reste les théologiens scholastiques assurent que la séparation des bons et des mauvais se fait dans l’embrasement universel de tout en général, de

même que les physiciens enseignent que le bon doit être séparé du mauvais, le pur de l’impur, et l’incorruptible du corruptible afin qu’ils parviennent au comble de leur bonheur et de leur perfection ; outre cela, ils enseignent que tout ce qui est imp[ur] et corruptible, est précipité dans un étang de feu avec les mauvais anges ; ils assurent pareillement que tout ce qui est pur, immortel et incorruptible est ramassé et ensemble avec le principe de la vie et de l’immortalité pour combler la félicité des âmes bienheureuses. Ainsi, toute âme sera renouvelée, et tout ressentira la force et l’effet de cet épurement universel. C’est une loi établie de Dieu confirmée par Jésus-Christ et publiée par l’art et la nature car comme l’homme mortel ne pouvait pas acquérir les causes de la glorification par son infirmité il a été besoin d’un Dieu fait homme qui répandît dans notre âme des semences de résurrection et de glorification. Or Jésus-Christ est ressuscité pour notre résurrection et non pas pour la sienne.

Si je n’appréhendais le jour du jugement, nous

pourrions expliquer ces remarques, de sorte qu’après avoir dissipé les ombres des choses qui nous cachent des secrets si profonds, nous pourrions à la faveur de la pénétration de notre esprit mieux qu’avec des yeux de lynx, prévoir et prédire quelque chose sur l’avenir, ou du moins sur quels fondements est appuyée cette foi que nous avons sur les choses futures ; ou de quelles sources coulent les preuves des choses que nous devons croire qui arriveront dans ce dernier jour. Nous avons besoin de le couvrir tout à l’heure, mais auparavant, il y a entre la naissance, la résurrection, et l’avènement de Jésus-Christ et celle qu’il y a dans la nativité, la mort et la clarification des choses physiques, et enfin quel rapport a la mort, la vie et la résurrection du pécheur en métaphysique avec les choses susdites.

De même que dans la naissance de quelque chose que ce soit, la mort ou pour ainsi dire la corruption précède la génération, de même la corruption ou la mort précède la résurrection ou,

pour ainsi dire le dernier renouvellement et la dernière glorification des choses par l’embrasement universel ; parce que la mort ou la corruption la vie ou la résurrection ont une définition semblable ; or, on les définit l’altération et la corruption de quelques qualités ; le renversement ou la destruction de la forme et de la nature et l’introduction d’une nouvelle il se fait un changement d’une forme plus noble en la première et d’une moins distinguée en la meilleure comme nous dirons en son lieu.

Qui est-ce qui, dans la génération de Jésus-Christ qui s’est faite sans corruption, n’aperçoit pas le changement de la très noble et parfaite nature du Verbe en notre nature humaine qui est beaucoup au-dessous et passagère, car il n’en fait qu’un changement et se la rend propre en s’en revêtissant et se la réunissant, car il a pris la forme d’esclave c’est-à-dire un corps servile parce que la nature divine ne passe pas dans la nature humaine mais afin qu’elle ne s’y trouve plus, et qu’elle périsse, or elle est présente et unie hypostatiquement

à la nature mortelle dans un même sujet, comme nous avons dit plus haut. Au contraire dans la mort de Jésus-Christ, qui précède sa résurrection ce qu’il y a de passager, de caduc et de mortel dans l’humanité divine est effacé par la mort et il s’y introduit la forme la plus noble d’un corps glorifié, qu’il accorde aux corps qui doivent être bienheureux au dernier jour, et celui qui semble se cacher dans ce mystère de la nativité semble aussi se manifester dans sa résurrection. Dans le premier mystère cependant il s’est présenté aux hommes d’une manière si aisée à être connu que nous le voyons exposé et sujet à tous les sens et au contraire dans le second qui est sa résurrection il s’est rempli de tant d’éclat et de lumière qu’à peine laisse-t-il voir à nos yeux mortels, qui ne peuvent supporter la lumière du soleil, ne pouvant soutenir la foudre et la lumière du soleil de justice. On peut voir la même chose dans la mort et la résurrection du pécheur, quoique sous un différent rapport si nous la comparons à la mort et à la

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