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← ExitThe Manly Hall Manuscript Collection, Volume I
Model of the Hieroglyphic Figures

Modèle des figures hiéroglyphiques

Sur une mince écorce d'arbre, il dépeignait la figure d'un jeune homme dans une nuée; il était armé d'un casque et d'une cuirasse de fer, portant en sa main droite un caducée ceint et entortillé de serpents, dont il frappait son casque et avait des ailes aux talons; à la gauche du jeune homme il dépeignait un homme fort avancé en âge, également dans une nuée, mais un peu au-dessous du jeune. Il était terrible comme la mort et tenait

en sa main une faux courbée dont il tâchait de couper les pieds et les jambes du jeune; il était vêtu de bleu et retroussé jusqu'aux genoux, et nu quant au reste du corps; il portait sur la tête une horloge de sable et avait des ailes aux épaules, étendues de telle sorte que la bouche béante et ouverte, il semblait vouloir se jeter sur le jeune pour le dévorer, de même que les mécabales des Hébreux avaient coutume de le représenter dans leurs figures hiéroglyphiques pour annoncer Mercure le messager des Dieux des païens, et la longue durée du temps dont nous parlerons ci-dessous en son lieu.

Dans une autre page du quatrième feuillet, il représentait sur le sommet d'une très haute montagne une très belle fleur dont la tige ou la plante était d'un bleu changeant, et les feuilles émaillées de rayons dorés, contre laquelle le vent du nord soufflait violemment. Autour de cette montagne demeurent sept dragons, et autant de griffons ou tigres, dont l'un a des ailes, et l'autre en est dépourvu, et le plus grand qui a des ailes se jettent cruellement sur le plus petit qui n'en a point pour le dévorer. Les dragons sont noirs, les tigres tiennent du jaune sur une couleur pâle.

Sur la cinquième feuille est l'ancien rosier fleuri de roses blanches et rouges, adossé contre un chêne qui se trouve au milieu d'un jardin verdoyant du pied duquel sourdait un petit ruisseau d'eau claire qui se glisse au-dessous des autres ruisseaux souterrains, passait au milieu d'eux, et se précipitait dans les abîmes; quoique plusieurs personnes cherchent à le trouver dans les entrailles de la terre, quoiqu'ils le vissent autour d'eux et en puisassent avec la main, aucun cependant, (tant ils étaient aveugles) ne put le connaître, excepté un, qui acquit cette connaissance en examinant le poids de l'eau.

Dans la dernière page du cinquième feuillet, était représentée la figure d'un Roi, couronné d'un diadème d'or, assis sur un trône d'or, vêtu de pourpre à la mode des juifs, qui de la main droite portait une épée nue et élevée et commandait à deux soldats de tuer impitoyablement sept enfants, dont deux autres soldats reçoivent le sang, et deux autres le mettent dans un vaisseau très ample où le Soleil et la Lune viennent se laver

comme dans une baignoire; les mères des enfants prosternées par terre aux pieds des soldats, pleurent et gémissent.

Dans la première du premier cahier contenant sept feuilles, était peinte une baguette entourée de deux serpents qui faisaient entre eux plusieurs contours et animés de rage l'un contre l'autre, se contournaient pour se dévorer. Ils avaient plusieurs taches jaunes tirant sur le rouge, sur le dos et sur le ventre, et au-dessus du haut de la baguette, était un casque ailé, tel que nous l'avons donné à Mercure au premier feuillet de la quatrième page.

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