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← ExitThe Manly Hall Manuscript Collection, Volume I
Theological Explanations and Egyptian Hieroglyphs

Notre sentiment sur les explications des théologiens et sur les figures hiéroglyphiques des Égyptiens.

Les figures hiéroglyphiques des Juifs et les fables des poètes tirées d’après elles, de même que les principales préparations de la pierre philosophique, nous conduisent à la connaissance des principaux mystères de notre religion, tels que sont la naissance du Verbe incarné, sa mort et sa résurrection, le sacrement auguste de nos autels, et ce qui arrivera à la fin des siècles. Nous avons donc dessein de traiter de ce qui peut les mettre dans tout leur jour et les prouver de toute manière, afin qu’éclairés de ces lumières physiques et fortifiés par la vertu de nos mystères nous puissions tendre à Dieu ce qui est la voie, la vérité et la vie.

L’artiste, guidé par la grâce et la nature, croira sans doute ses œuvres admirables et ne sera occupé que de l’amour, de la connaissance de Dieu et de ses bienfaits dont il sera comblé et rassasié et n’emploiera son temps

Y a-t-il quelqu’un, je vous prie, qui jouisse de cet heureux sort qu’on ne puisse pas dire jouir par avance en cette vie des plaisirs éternels ? Un homme n’est-il pas content quoique seul qui possède tout et n’a besoin de rien, qui n’est sujet à aucune maladie, que l’ambition d’acquérir des richesses n’occupe point, qui ne craint point de les perdre, qui enfin a la connaissance de toutes les sciences, et même des secrets de toute la nature et de la religion après qu’il a discuté les énigmes et les ombres des Égyptiens, des poètes et des physiciens. C’est ce qui nous engage à traiter des principales préparations de l’œuvre philosophique qu’on n’aperçoit pas assez dans les figures énoncées ci-dessus, non pas pour développer celles qui contiennent les fables des poètes et les caractères ou figures hiéroglyphiques des Égyptiens puisque nous en avons déjà parlé, mais pour découvrir celles qui renferment la vérité de notre religion. L’artiste donc lorsqu’il aura gagné la toison d’or et acquis ce trésor que Dieu veut bien lui concéder ne l’emploie pas à acheter des charges

honorables, des métairies, des seigneuries, mais au contraire à construire des hôpitaux, à nourrir les pauvres, à recevoir les étrangers et les partager à la veuve et à l’orphelin ; nous lui recommandons surtout de jeter continuellement les yeux sur la gloire de Dieu, de Marie et de l’édifice catholique, apostolique et romaine, et de se rappeler en sa mémoire le jugement futur où il doit rendre compte d’un si grand trésor.

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