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← ExitThe Notebooks of Joseph Joubert, Volume II
YEAR 1805

Addison, le plus sage des critiques et le plus utile des censeurs.

Le vrai poëte a des mots qui montrent sa pensée, des pensées qui laissent voir son âme et une âme où tout se peint (distinctement). — Ils ont un esprit plein d’images très claires, tandis que les nôtres ne sont remplis que de signalemens confus.

31 janvier.

On pense avec précipitation et on s’exprime avec soin, avec étude, avec effort. C’est un défaut du siècle.

Dans la poësie, l’harmonie se fait par les clartés, comme dans la musique par les mouvemens.

La poitrine frappée. Le sang est appellé au cœur. Un recueillement machinal s’opère. Le sentiment commence, se concentre. Le redoublement en est excité.

Adieu, mois de janvier 1805!

1ᵉʳ février.

Etre meilleurs ou être pires dépend de nous. Tout le reste dépend de Dieu! comme la gloire, la vieillesse et tous les genres de succès.

Quand l’esprit et l’agrément sont attachés à quelque injure, on pardonne (disoit Mlle A...) à la pelotte en faveur de l’épingle; mais des injures sans esprit...

— des organes grossiers, une attention obtuse, qui ont besoin pour être éveillés qu’on leur parle pendant tout un volume. Ceux là ont déclaré la guerre aux belles pages.

... qui, ne pouvant pas faire leur propre réputation, s’amusent à faire celle des autres.

Ces conversations où les gens du monde viennent exercer leur talent et les gens de lettres se délasser du leur.

Ceux qui portent dans la littérature des sens grossiers ou une organisation roide.

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