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30 juillet.
Car cela est conforme aux loix de la police du Ciel. (Dans les religions.)
2 août.
Verum a facto, veritas ab essentia pendet. Itaque veritas est de necessariis; verum (autem res vera) est de contingentibus. Le vrai dépend des faits, et la vérité des essences. La vérité est donc des nécessaires et le vrai est des contingens. L’un tient à la réalité, l’autre aux natures. Il est nécessaire, important de connoître la vérité, mais non pas toutes les réalités. La connoissance des réalités sert à vivre et à opérer; mais celle de la vérité sert à bien vivre, à bien agir, à bien penser, à bien vouloir.
8 août.
La religion du peuple. (Mme d[e] St S[u]z[i]n.)
14 août.
Philosopher, avec son âme, et non pas avec son cerveau, comme Mʳˢ etc.
On peut apprendre à faire de bon français oratoire ou philosophique, comme on apprend à faire de bon latin, sans beaucoup de bon goût, sans beaucoup de talent et sans beaucoup d’esprit.
31 août.
Si une vérité historique compromet une vérité morale, alors il faut s’en défier, en attendre l’explication. Des circonstances ignorées rendent seules dangereux les faits connus.
3 septembre.
Le bel esprit ne se soucie que de bien dire. Il croit avoir assés de gloire si on dit de lui qu’il a bien dit.
17 septembre.
(A Villeneuve.) C’est dans le fonds des esprits que sont les littératures.
23 septembre.
Le grand abus des abstractions est de prendre en métaphysique les êtres de raison pour des êtres réels tels que la « pensée », etc. et de présenter en politique les êtres réels comme des êtres de raison tels que « pouvoir exécutif », etc. Toutes les fois qu’un homme traite de la politique par les voyes de la politique (sic), rompez avec lui tout entretien sur cette matière.
Elle a un caractère qui a ses défauts et j’en ai un qui a ses excès.
24 septembre.
— comme des plumes qui prennent trop d’encre, ou — une encre trop épaisse.
25 septembre.
La foy de désir.
(Dans les champs.) Ces plaisirs du corps donnent de grandes maladies à l’âme. Et d’abord ils l’énervent.