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C’est le goût qui est le lien de l’âme et du corps. Mais sans l’imagination, point de goût. L’imagination est au bon goût ce que la si[…]ple mémoire est au jugement froid, au jugement proprement dit.
« Les rigoristes » (disent-ils) et les rigoureux (ou les partisans de[…] rigueurs) peut-on leur dire.
Il y a dans Lafontaine une plénitude de poësie qu’on ne trouv[…] nulle part dans les autres auteurs français, pas même dans Boileau[…] pas même dans Racine; Fontanes à cet égard est l’homme qui lui ressemble le plus.
Qu’est-ce donc que la poësie? Je n’en scais rien en ce momen[…] Mais je soutiens qu’il se trouve dans tous les mots employés par l[…] vrai poëte, pour les yeux un certain phosphore, pour le goût un certain nectar, pour l’attention une ambrosie, pour le tact même un[…] mollesse qui n’est pas dans les autres mots.
Mollesse dans les mots. Ce qui la cause. S’il ne tenoit qu’à moi a d[…] la mollesse. Si j’en étois le maître n’en a pas. (Mollesse ou flou.)
Que le mot n’étreigne pas trop la pensée. Qu’il soit pour elle u[…] corps qui ne la serre pas. Rien de trop juste : grande règle dans le[…] ouvrages et dans les mœurs. (Corps de baleine.)
— (Vide supra.) Ainsi celui qui a la pensée principale (dans tout[…] opération philosophique) a tout, je veux dire tout ce qu’on peut désirer de lui et tout ce qu’il pouvoit désirer pour lui-même.
La règle doit être droite comme un fil et non pas comme une barre de fer. Le cordeau indique la ligne, même lorsqu’il fléchit; et l’inflexion ne le fausse pas.
Toute règle bien faite est souple et droite. Les esprits durs la font de fer.
Elle doit être droite dans l’esprit de celui qui doit l’observer et souple entre les mains de celui qui l’impose. — Règle de bois et non de fer. Celle de fer détériore par sa dureté inflexible ce qu’elle touche, à moins qu’on ne l’applique au marbre. — « Mon joug léger... Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. » Dieu est-il fier? Il n’est que juste. Pharisiens qui imposoient des fardeaux trop lourds; pharisiens en ce point.
17 décembre.
Dieu a égard aux siècles. Il pardonne aux uns leurs grossièretés, aux autres leurs raffinemens. Mal connu par ceux là, méconnu par ceux-ci, il met à notre décharge dans ses balances équitables les superstitions et les incrédulités des époques où nous vivons. Nous vivons dans un temps malade, il le voit. Notre intelligence est blessée : il nous pardonnera, si nous lui donnons tout entier ce qui peut nous rester de sain, nos désirs, notre volonté.
« Maintenir et réparer ». Belle devise et la plus belle des devises, pour un sage gouvernement, au sortir des révolutions.
(Vid. Is. 54.8.) Le courroux est d’un moment, la miséricorde éternelle. (Dom. IV. ad. loc. Senon.)
Reconnoissance généreuse, qui ne s’attache point au succès. Aussi touché d’un refus fait avec regret que d’une démarche faite avec joye […]t avec fruit.
[…]9 décembre.
Il y a des corps si délicats que tout en eux va jusqu’à l’âme, même […]e qu’il y a de plus matériel, les saveurs par exemple.
[…]0 décembre.
-l-M-t +. Je veux bien être le héros, mais je ne veux pas en être le […]artyr. Cela veut dire que je veux bien en supporter courageusement […]ous les inconvéniens, tous les travaux, mais non pas toutes les injus[…]ices.
La malhommie, opposée à la bonhommie. (ou mauvaise-hommie.)