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← ExitThe Notebooks of Joseph Joubert, Volume II
According to Plato

[…] septembre.

L’impair principe de tout bien. Car, s’il n’y avoit rien qui fût sans […]ir...

[…] septembre.

Oui, il faut dans les arts et dans tous les arts ce que Gr[i]m[m] […]pelloit « un vernis de fausseté ». C’est ce vernis qui « d’une aven[…]re » (ou d’une chose) « commune fait » (une chose ou) « une […]enture rare et merveilleuse », comme il le remarque fort bien. Ne […]rnissons-nous pas nos bois, ne les teignons-nous pas pour nos […]partemens? Quant au marbre, sa surface est toute pleine d’illusions pour les mettre au jour il nous suffit de le polir.

[…] septembre.

Il faut qu’un corps ait son habit et son esprit (c’est à dire ses opi[…]ions uniformes et invariables sur les choses spirituelles) et son […]gime.

[…] septembre.

Paitre le foin céleste. Seule récompense dont aient besoin et dont […]ient dignes ces âmes toutes botaniques. Il restera un peu de terre […]our nourrir les physiciens, un peu de mouvement pour occuper les […]stronomes. Les chymistes décomposeront la lumière.

Ex nihilo nihil, nec in nihilum posse reverti. En effet tout revient […]ans le sein de Dieu et tout en est venu. Dans le sens qu’ils donnent […] cette pensée, rien n’existeroit certainement, puisque rien n’auroit […]roduit rien. Excluez Dieu, le rien a lieu. Mais Dieu fut toujours. Vous […] concevez immuable. Vous pouvez aisément concevoir qu’il est éter[…]el. D’ailleurs, c’est le fond de la toile — il s’agit du tableau.

Que « rien ne vient de rien ». Mais tout peut venir de Dieu seul. […]ù Dieu est, le rien est exclus.

Chose effrayante et qui peut-être est vraie : « les vieillards aiment survivre. »

[…]9 septembre.

La puissance d’anéantir est une attribution divine. Il y a de la […]umière dans ces mots : « Dieu retira son souffle à lui... »

[…]0 septembre.

Voilà qui est assés pour la raison humaine (dites-vous). Soit. Mais […]our son imagination, pour ses espérances, pour ses craintes, pour ses […]abitudes? Il faut que la religion soit faite pour l’homme sensible, […]our l’homme imaginatif et pour l’homme animal et machinal, aussi […]ien que pour l’homme raisonnable et raisonnant.

Et où avez-vous vu beaucoup d’hommes qui raisonnent ou dans les[…]uels la raison domine?

Dieu seul peut être attaché à quelques opinions dont il est le sujet — […]a force de se faire croire longtemps et universellement.

La justesse de raisonnement a ses règles et sa physionomie; la justesse de conception n’en a pas. Mais elle est bien supérieure à l’autre.

La justesse d’un certain tact. Tout en dépend.

Ce n’est pas au progrès, mais au juste milieu, qu’il faut tendre, même dans les sciences et dans les arts.

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