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[…]9 septembre.
« Il scait trop tout ce qu’il veut dire... » Voilà un blâme littéraire […]ui paroît d’abord singulier, mais qui a du sens. Il taxe ces jeunes […]sprits qui ne soupçonnent jamais rien de ce qui est au delà de leur […]ortée et qui ne voient [que] ce qu’ils atteignent. Genre de mérite et […]e médiocrité incompatibles avec tout progrès et avec toute mo[…]estie.
20 septembre.
A quel point les mœurs et les humeurs secrettes des maîtres, manifestées par la physionomie, ont d’influence sur les enfans et les forment ou les déforment?
21 septembre.
Tout ouvrier (et Dieu lui même) trouve quelque chose d’imparfait et qui lui résiste dans la matière qu’il met en œuvre. C’est de là que vient le travail. L’argile est trop molle pour le sculpteur et ne peut souffrir le ciseau; le marbre est trop dur et n’obéit pas à la main; l’airain est trop cassant et a besoin d’être fondu.
Que Dieu est toujours occupé.
22 septembre.
De la vanité qui veut plaire et De celle qui veut dominer et qui consiste à se faire valoir. (Il vaut mieux se faire agréer.)
Les idées ou les plans, les moules, les modèles et plus rarement les cachets.
Les êtres viennent des idées, et les images des objets.
Ce qu’ils appelloient « espèces » étoient une sorte d’images seulement intelligibles et propres à frapper l’esprit comme les images réelles frappent l’œil. Il se fait dans tous les corps visibles des effluvions et des dépouillemens d’images optiques qui frappent l’œil, comme il se fait dans toutes les substances odorantes des effluvions ou dépouillement de parties qui frappent l’odorat.
Le mot parfum. Combien il est beau; il peint et définit l’odeur ou sa cause qui est une espèce de fumée.
Le monde est sorti de l’esprit et de l’idée de Dieu comme une belle statuë de bronze ou de marbre sort du moule ou de la tête du sculpteur.
En effet, rien ne peut être beau dans la matière (ou dans les choses matérielles, comme les mots, les sons, etc.) que par l’impression de la pensée ou de l’âme. Excepté la lumière, belle par elle-même ou plutôt par l’impression de son principe immédiat qui est Dieu — peut-être.
Ces mots dont l’esprit inattentif se contente, par une apparence de clarté et d’exactitude qui attache la mémoire à eux, peuvent être bien dangereux. Tel est le mot de Dicéarque : « L’âme n’est rien que la force du corps vivant mise en action. » Ne songez pas à la pensée, ayez égard à l’effet plus qu’au principe, et le mot vous paroîtra vrai.
Uniformité d’opinions, uniformité de vie, uniformité de manières, uniformité même d’habit, — qui remplacera tout cela?
Je s[ui]s b[roui]llé avec la trésorerie, parce que je regarde l’argent comme le fumier (comme un engrais) et qu’ils le regardent comme la récolte.
Il y a dans notre esprit je ne scai quelle partie sèche qui a besoin d’abstractions comme l’autre a besoin d’images (de couleurs, de figures, de formes, etc.) Il faut les contenter l’une et l’autre en leur donnant des alimens de peur qu’elles ne soient livrés à des appétits déréglés et ne dévorent la raison. L’intelligence humaine a ses viandes et son pain sec.
(L’intelligence humaine a son pain sec et ses délices.)
23 septembre.
Ne donner jamais aux anciens ni plus de précision ni plus de clarté qu’ils n’en ont.