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[…]2 novembre.
(A Villeneuve.) La religion est la poësie du cœur.
[…]3 novembre.
— par dureté d’esprit ou par révolte. La dureté d’esprit n’est pas, quelquefois, moins funeste et moins odieuse que la dureté du cœur.
[…]0 novembre.
Dieu. Nous parlons toujours de lui en sa présence.
Les lieux stériles sont sains. Surtout en éminence, au milieu des […]laines fertiles.
[…]4 novembre.
... du moins, le luxe des petits ruine un état.
[…]5 novembre.
Un esprit naturel. Son charme. Ne jamais ôter aux enfans le naturel de leur esprit.
Les Genevois n’ont aucun esprit naturel. Trop d’instruction chez eux étouffe cette qualité.
26 novembre.
« Le parenthyrse », dans Longin. « Porter le thyrse » etc. Quand on est fol hors du thyrse ou sans porter le thyrse, on ne mérite que les petites maisons.
Leur analyse n’est qu’une dissolution chimique. Leurs produits sont des caput mortuum. Tirer d’une pensée tout ce qui y est contenu, sans doute; mais l’identité est une expression décourageante. Les quatre pouces de terre calcaire du comte de Milli, c’est à quoi il réduisoit le corps humain et tout l’homme.
Elle périra par son propre mépris : toute sa séduction est dans sa nouveauté.
Ils prennent pour le bonheur de l’évidence le plaisir que donnent toujours à l’esprit ses illusions mises en ordre.
La période est entrée dans le raisonnement philosophique. Grand abus, car elle exprime mieux nos affections, mais beaucoup moins bien nos appréhensions, qu’elle déguise.
27 novembre.
Locke a raisonné avec une sorte de rigueur plus adroite que sincère et ingénuë. Il a abusé de la simplicité et de la bonne foi des scholastiques. C’est un philosophe sournois. Leibnitz est plus franc, plus sincère, plus éclairé.
Ce n’est pas de l’intelligence de Dieu que nous devons nous occuper, mais de sa volonté. Il nous importe peu de penser à sa préscience, mais il nous importe beaucoup de penser à sa justice, à sa bonté, à sa puissance, à ses décrets.
29 novembre.
Chacun suit sa raison ou sa religion; car il en est à qui la religion (dont tout le monde est susceptible) tient lieu de la raison qu’ils n’ont pas et qu’ils ne peuvent pas avoir.
Cela est très vrai. Tout le monde est susceptible de religion, mais tout le monde n’est pas capable de raison.