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← ExitThe Notebooks of Joseph Joubert, Volume II
YEAR 1811

Ces subtilités qui dressent l’esprit à agir hors de la terre et sans toucher la terre.

29 septembre.

Le style luisant, et non pas clair et transparent, de ces Messieurs. Il est clair par la construction, il est luisant par le poli. Voilà toute leur élégance.

3 octobre.

Il pense trop à s’amuser lui même.

— et, novice en son art, de la publique joye ose prendre sa part.

— et ce peu de mépris qui est toujours donné à quiquonque ne se possède pas soi-même.

7 octobre.

Balzac. Eblouï par la nouveauté. C’est cette qualité qui donnoit à ses yeux un si beau lustre au style de d’Ablancourt. Nitidusque juventâ...

Balzac : insignis dicendi copiâ, rerum ubertate et gravitate verborum et sententiarum.

9 octobre.

Des formes de style favorables à l’erreur et à la folie et contraires à la sagesse.

Des reliefs et des contrastes qui naissent de la seule distribution de la lumière dans le discours, sans avoir besoin de l’usage des découpures.

La poësie feint et par conséquent elle peint. Tout y est jeu d’une part, illusion de l’autre.

Le bon sens s’accomode au monde; la sagesse tâche d’être conforme au ciel.

15 octobre.

On peut donc dire. — Voilà d’abord une chose vraie, mais voici une vérité.

... propre à nourrir les muses et de fruits et de fleurs.

16 octobre.

Cicéron est dans la philosophie une espèce de lune. Sa doctrine a une lumière fort douce, mais d’emprunt. Cette lumière est toute grecque; le Romain l’a adoucie, et affaiblie.

Tous ces esprits sont caverneux et ténébreux.

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