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Combien de fois en écrivant employons nous dans notre ouvrage des expressions assorties à ce qui devroit s’y trouver, mais qui sont en désaccord avec ce qui est...
Ker-louche et Ker-borgne. Et, à ce propos, ce ker doit correspondre à l’her germain et être un titre d’honneur.
Dans Platon. Cette éloquence qui se passe de toutes les passions et n’en a pas besoin pour triompher. C’est là le caractère de ce grand métaphysicien.
Il faut lire les livres des anciens comme un dictionnaire, une encyclopédie de style où l’on trouve en exemples l’art de tout dire avec délicatesse, avec bon goût, avec beauté. Car ils parlent de tout avec un beau langage, un accent doux.
Mais, de son propre aveu, Socrate rendoit la jeunesse maligne et railleuse. Voyez ce qu’il dit dans l’Apologie.
[…]4 mars.
Et (dans la composition) d’abord l’esprit n’opère que sur ces premières apparitions, sur de certains fantômes formés par des vapeurs que fait élever de lui son premier feu.
Ces maximes, le genre humain les découpa. Ma mémoire fait alors ce que feroit la mémoire des autres.
Il y a au fonds de notre esprit un autre esprit, au fonds de notre goût un autre goût.
Sept vêtemens de l’âme.
Des expressions qui ont le défaut d’être vraiment des expressions. Expressions par pression.
Mes idées! C’est la maison pour les loger qui me coûte à bâtir.
Semblable à la saveur de l’air ou à celle de la lumière, ou à celle de la pensée... Voilà ce que Platon offre au bon goût.
La nécessité de parler fournissoit des paroles à l’orateur. La nécessité d’écrire toujours, plus froide et moins pressante, en fournit moins et de moins vives.