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Nicolle. Il ne faut pas y chercher la forme, mais la matière qui est exquise. Il faut le lire avec un désir pratique.
(Vide supra.) Enfin, une espèce d’instinct musical qui vagabonde et qui se joue.
La comparaison n’est pas juste. Il faut indispensablement que le vers dise quelque chose. Mais la musique peut ne rien dire, il suffit qu’elle sonne bien.
Des mesures propres à exprimer le mouvement et De celles qui sont propres à exprimer seulement les émotions.
[…] avril.
« Le mieux » (et le mieux seul) « est immortel », comme a dit […]e-brun.
Que — il n’y a pas eu un seul siècle littéraire dont le goût dominant ne fût malade. Que la maladie du goût actuel est la mollesse. Celle du goût qui a précédé étoit l’aridité. (On aimoit plus alors ce qui occupe l’esprit dans la lecture que ce qui flatte le goût proprement dit.) Que le succès des auteurs excellens consiste à rendre agréables à des goûts malades des ouvrages sains.
Horace contente l’esprit. Il ne rend pas le goût heureux. Virgile satisfait autant la réflexion que le goût; et le souvenir de ses vers en est aussi délicieux que la lecture.
Le goût tient plus à l’Ame que l’esprit. Je veux dire que l’âme prend plus de part aux opérations de l’esprit et que ses plaisirs la touchent le plus près.
[…]1 avril.
... et si la crédulité dispose à la foi, et l’absurdité aux mystères.
— Ces phrazes fatiguent. Par ce qu’elles n’entrent pas dans la mémoire aussi aisément que des vers qui sont aidés de leurs mesures régulières; et que cependant on en retient quelques parties ou quelque membres malgré soi. On ne peut ni les oublier ni s’en souvenir sans travail. Voilà ce qui les rend fatigantes.
Ce que nous appellons le papillotage vient précisément de ce qu’il y a dans un objet des points brillans qui ne se touchent pas et sont épars.
22 avril.
Les devoirs! Voilà les vérités qu’il nous importe de connoître.
24 avril.
Le doute sage et vraiment philosophique (s’il existoit) consisteroit donc à éteindre (ou plutôt à voiler) les lumières qui nous éblouissent, pour juger par un autre organe de l’esprit que celui de sa vue.