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← ExitThe Notebooks of Joseph Joubert, Volume II
YEAR 1807

Des mots qui sont intéressans par eux mêmes; et de ceux qui n[…] le sont pas.

Du son, du sens; bon sens, bon son. L’oreille et l’attention flattées.

Delalot (Z) est un hérétique qui parle bien de certains dogmes.

— et retirer des passions le seul bon effet qu’elles puissent produire, — d’amollir l’âme pour quelque chose de meilleur. Ains[…] l’amour amollit pour la piété. L’ambition même... (voyez les mémoires de Montrésor.)

L’étude, en préparant aux contemplations éternelles...

Il n’étoit pas utile de laisser le nom de L—L—nt— [Lalande]; mais il n’a pas été honnête de l’ôter.

Quiconque ne voit pas ses amis en beau les aime peu.

Voir en beau. — Qui ne voit pas en beau est mauvais peintre, mauvais ami, mauvais amant. Qui ne voit pas en beau n’a pas pu élever son esprit, jusqu’aux natures, ou son cœur jusqu’à la bonté.

Voltaire. Il eut aussi l’esprit guenon. L’esprit guenon est un esprit laid qui a des mouvemens agréables. Voltaire ressemble quelquefois à un homme de grand sens comme un singe ressemble à un homme.

Il y a des pensées qui n’ont pas besoin de corps, de forme, de […]iroir (vide supra), d’expression. Il suffit, pour les montrer ou les […]aire entendre, il suffit dis-je de les désigner vaguement et de les […]aire bruire. Au premier mot, on les entend et on les voit.

De quelle espèce sont ces pensées. Et que : elles sont toujours par […]eur nature ou très communes ou très rares. Pourquoi?

[…] avril.

Le moulé et la cursive. L’imprimé et le manuscrit. Images des deux styles.

Mme de la B[ri]ch[e] dit que « le ciel a ordonné au temps de consoler les malheureux ».

« Cette mollesse heureuse et attendrissante », dit Voltaire en parlant de Virgile. Mollesse attendrissante est bien; mais heureuse étoit inutile.

Une mollesse qui n’attendrit pas, une énergie qui ne fortifie rien, une concision qui ne dessine aucune espèce de traits, un style dans lequel ne coulent ni sentimens, ni images, ni pensées, ne sont d’aucun mérite.

Donnez de la bile à Fénelon et du sang froid à J.-J. R., vous en ferez deux mauvais auteurs. Le premier avoit son talent dans sa raison et le second dans sa folie.

Mais lequel est le meilleur, le génie qui vient de la sagesse ou celui qui vient des passions?

Ce sont les pensées seules qui dans un ouvrage montrent l’homme, non tout entier, mais par la tête et le visage, si je puis ainsi m’exprimer. Le reste ne fait voir que les mains.

Ce sont les pensées seules, les pensées prises isolément, qui caractérisent un écrivain. On a raison de les nommer des traits et de les citer. Elles montrent la tête et le visage pour ainsi dire. Le reste ne fait voir que les mains.

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