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Diotimos Library · Journals, Notebooks & Fragments Collection · Bilingual Edition

Joseph Joubert

The Notebooks of Joseph Joubert, Volume I

Complete Notebooks · French with an independent English translation.

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The Notebooks of Joseph Joubert, Volume IYEAR 1804 · Entry 3441

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YEAR 1804 · Entry 3441

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French

p. 6881

[Malebranche.] I. Mais à quoi bon chercher une essence à l’esprit. Il est lui même essence. Il n’est qu’essence. On le conçoit comme une essence. C’est une essence ou existence. La matière est en quelque sorte quelque chose de trop gros pour l’esprit. Pour la concevoir on a besoin de quelque chose de plus fin. On peut lui chercher une essence, c’est à dire etc. Mais à l’esprit on ne peut imaginer ou supposer en lui rien de plus facile à être conçu par sa témérité que lui même.

II. Le sommeil de l’esprit ou l’absence de sa pensée se conçoit aussi facilement que le sommeil du corps ou l’absence du sentiment en pleine vie.

III. La volonté est mouvement, soit; quoiqu’il semble qu’elle n’est que projet ou décret de mouvement.

IV. Vouloir est un acte; et penser, une occupation.

V. La douleur est comme un cri de la nature qui veut écarter ce qui lui nuit. Toute joye est comme un ah! d’aise.

VI. La tristesse (dit Malebranche) est toujours agréable. Il l’explique assés bien. (Vid. lib. III de l’Esprit pur, c. Iᵉʳ.)

VII. (20 avril). Ne pourroit on pas s’entendre mieux sur cette question en disant : la matière n’est point divisible en une infinité de parties qu’on puisse imaginer, mais en une multitude de parties dont on peut concevoir l’infinité?

VIII. Les mots au lieu de tableaux ou de figures sont une espèce d’algèbre; l’algèbre est une espèce d’alphabet. Elle substitue le chiffre ou la lettre à la chose. Car, dans la géométrie, la figure est la chose même.

IX. Subtilité d’images. Trompe peu, à ce que je crois, parce qu’elle [a] toujours quelque peu de corps où l’erreur peut se reconnoître, si elle y est. Elle préoccupe plus qu’elle n’aveugle. Mais cette autre subtilité (de raisonnemens ou de simples pensées) ne laisse aucune prise pour être détrompé, parce qu’elle ne fait rien voir. Tel est le raisonnement de Malebranche, que tous les hommes et même les diables aiment Dieu, parce qu’ils aiment le bien en général. On pourrait en raisonnant ainsi [prouver] qu’aucun honnête homme n’a d’ennemi, parce que tous les hommes aiment la probité en général. Dans l’opinion du p. [Malebranche], Dieu est moins considéré comme un être (être des êtres!) que comme une qualité.

X. Voici dans le même genre une autre subtilité plus solide, car elle n’est subtilité que par la nature sublime des objets dont il s’y agit. « La volonté, dit-il, est essentiellement mobile (et notre esprit essentiellement inconstant) parce que la possession de Dieu (qui seul est le bien tout entier) peut seule fixer le mouvement. » Jusques là, ajoute-t-il, « la volonté, toujours altérée d’une soif ardente, ne peut souffrir sans beaucoup de peine que l’esprit s’arrête pour quelque temps à des vérités (abstraites) incapables de la rendre heureuse. »

XI. Cette raison de l’inconstance de l’esprit est admirable[ment] développée plus bas (Vid. chap. IV, page 199, in 4° à double colonne, édit. de David 1721.) Et ibid. « Son opiniâtreté (de l’esprit) lui est aussi inutile que sa légèreté. »

XII. Un esprit en effet étant quelque chose de plus délié qu’une idée, nous ne devons pas avoir besoin de cet intermédiaire pour le voir. Et Dieu seul étant probablement purement esprit, il s’ensuivroit fort bien que Dieu seul est purement intelligible ou visible sans intermédiaire; mais etc.

XIII. Mais il n’a fait que substituer les idées aux espèces, c’est à dire une sorte d’images plus spirituelles à une sorte d’image qui l’étoit moins. On peut mieux dire encore des images qui ne sont point images à des images qui le sont, ou, pour parler comme lui, des êtres plus minces à des êtres qui l’étoient moins. O curas hominum!

XIV. Ah! voilà Malebranche qui fait des idées « des êtres réels » et positivement existans. Platon à qui on l’a tant reproché n’avoit pas à beaucoup près été si hardi. Ce qu’il ne donnoit que comme une manière d’expliquer, celui ci l’affirme comme une vérité indubitable. Et Malebranche est bien hardi à se mocquer des hardiesses. Les siennes ont plus d’excès que toutes celles qu’il reprend.

XV. De la création (Pag. 209, édit. in 4°). En effet créer un monde de la matière ou créer la matière de rien est un acte de puissance également divin.

XVI. « Les sens et l’imagination apliquent davantage l’esprit », dit-il. Donc les figures et les images. — Nota. De ce qui n’exclud rien. C’est à dire de ce qui en pareil sujet n’empêche aucun esprit d’imaginer à sa manière.

XVII. (22 avril). Voici cependant un correctif qu’il faut admettre : « ... Les idées des sens et de l’imagination ne sont distinctes (peut être il vaudroit mieux dire : ne sont nettes) que par la conformité qu’elles ont avec les idées de la pure intellection. » Cela est fort bien observé, et fort bien dit, et fort exact. — Ajoutez ce qu’il ajoute : « C’est... l’idée qui règle l’image. » Et « L’image d’un quarré, par exemple, que l’imagination trace dans le cerveau n’est juste et bien faite que par la conformité qu’elle a avec l’idée d’un quarré que nous concevons par pure intellection. » Il falloit ajouter que la figure même du quarré n’est juste que par là, ou par cette conformité. Cela est vrai et très fécond en conséquences théoriques, pratiques, métaphysiques et poétiques. — Il y a dans cet homme des choses admirables, mais ce n’est pas ce qu’on en a cité.

XVIII. Eh! sa puissance a t’elle besoin de notre aide; qu’il nous ait faits puissans nous même une fois pour toutes ou qu’il nous rende tels à chaque instant, qu’importe?

XIX. Pag. 414. Il veut que notre esprit soit perpétuellement « plein d’un nombre infini d’idées ». (Vid. locum.)

XX. « L’âme (dit-il) voit ses sensations sans idées ». (Chap. V, pag. […]14.) En effet, sentir c’est voir sans idées.

XXI. Il y avoit du bon goût et quelque justesse dans toutes ces explications des anciens, et toujours quelque vraisemblance. Celles des modernes ne ressemblent souvent qu’à une profondeur où rien ne se voit. — « La dépendance que les esprits ont (dit-il) de Dieu dans toutes leurs pensées ». Eh! qu’il nous ait tout donné à la fois ou qu’il nous donne chaque chose à chaque fois, ne montre-t-il pas également sa toute-puissance.

XXII. Ce qu’il appelle « abstractions déréglées de notre esprit ».

XXIII. Nul, ou presque nul, ne se croit sujet à l’erreur dans son systhème, je veux dire dans le systhème qu’il s’est fait.

XXIV. Ha ha! il vouloit apparemment qu’il fût possible que les idées qu’il appelle des choses pussent n’être ni esprit ni corps. (Cependant etc. et vid. la pag. 235.)

XXV. Quand on dit 2 et 2 font 4, on veut [dire] que 2 est contenu 2 fois dans l’idée de 4.

XXVII. [sic.] L’exemple « changer l’eau en vin ou le vin en eau par le mélange ». Mais il n’y a point changement, il n’y a que mélange. C’est une idée qui amuse et qui trompe que de supposer que dans tout mélange il y a transmutation, au moins dans les liquides, car les apparences même[s] n’ont pas permis de le supposer ailleurs.

XXVIII. (24 avril.) Le plaisir vient de Dieu; et il peut le placer et nous le faire trouver sous des épines.

XXIX. « On ne l’anéantit pas à l’esprit », dit-il du grain de moutarde pilé et anéanti aux yeux. Belle expression.

XXX. Aristote. Ses livres, ses termes. Ils amusent et l’amusement se compose de repos et de mouvement. Il a des termes propres à exprimer le vrai et il n’a point d’erreur précise, ce qui fait que le bon esprit est à l’aise avec lui.

XXX. [sic.] Dieu les aime tous. Donc nous devons tous les aimer. Bien vu.

XXXI. On voit avec quel monde il vivoit et dans ces censures il pense à ses confrères (vid. pag. 277.)

XXXII. Malebranche suppose que tous les maux de ce monde viennent de ce qu’il nous manque quelque idée abstraite ou qu’il y a en nous dans quelque recoin de l’esprit une idée abstraite qui est fausse, par exemple celle-ci « que les sensations sont dans les objets » et que nous produisons nous même[s] nos idées.

XXXIII. La plupart de ses principes ne sont vrais qu’en supposant que ses systhèmes sont la vérité. Et — faut-il proportionner ce qu’on dit aux hommes ou exiger des hommes qu’ils se proportionnent à ce que nous disons? Ne faut-il pas les prendre tels qu’ils sont et leur parler comme ils sont capables d’entendre?

XXXIV. Avec leurs mathématiques on déraisonne juste tant qu’on veut, c’est à dire on raisonne sur rien, sur des êtres scholastiques.

XXXV. Il n’appelle clair, ce semble, que ce qui laisse l’esprit passer outre, et non ce qui le retient. Ainsi il soutiendroit par exemple qu’on voit plus clairement du verre que de la couleur écarlate sur une étoffe de drap. Abbus de mots et de pensées. (En effet les pensées purement intellectuelles sont vitrées et aériennes en quelque sorte et les autres semblent être colorées; mais qu’importe pour leur vérité si le fondement en peut subsister sans couleur?)

XXXVI. Ainsi la foi seroit à la lumière ce que l’espérance est à la possession. Par l’une et par l’autre on participe à l’une et à l’autre, sans les voir ou sans les tenir.

XXXVII. Il suppose toujours que c’est quelque fausse notion, quelque raisonnement mal fait qui nous fait mal agir et que quelques idées abstraites de plus ou de moins causent tout le bien ou tout le mal de ce monde.

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The Notebooks of Joseph Joubert, Volume I: YEAR 1804

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[Malebranche.] I. But what is the use of seeking an essence for the mind. It is itself essence. It is only essence. One conceives it as an essence. It is an essence or existence. Matter is in some sense something too coarse for the mind. To conceive it, one needs something finer. One can seek an essence for it, that is to say, etc. But for the mind one cannot imagine or suppose within it anything more easily conceived through its temerity than itself.

II. The sleep of the mind or the absence of its thought is conceived as easily as the sleep of the body or the absence of feeling in full life.

III. The will is movement, granted; although it seems to be only a project or decree of movement.

IV. To will is an act; and to think, an occupation.

V. Pain is like a cry of nature seeking to drive away what harms it. All joy is like an ah! of ease.

VI. Sadness (says Malebranche) is always pleasant. He explains it quite well. (Vid. lib. III on the Pure Mind, c. Iᵉʳ.)

VII. (April 20). Could we not understand one another better on this question by saying: matter is not divisible into an infinity of parts one can imagine, but into a multitude of parts whose infinity one can conceive?

VIII. Words in place of pictures or figures are a kind of algebra; algebra is a kind of alphabet. It substitutes the numeral or letter for the thing. For, in geometry, the figure is the thing itself.

IX. Subtlety of images. [It] deceives little, I believe, because it always [has] some little body in which error can be recognized, if it is there. It biases more than it blinds. But that other subtlety (of reasonings or mere thoughts) leaves no hold by which to be undeceived, because it makes one see nothing. Such is Malebranche’s reasoning, that all men and even devils love God because they love the good in general. By reasoning in this way one could [prove] that no honest man has an enemy, because all men love probity in general. In the opinion of Fr. [Malebranche], God is considered less as a being (being of beings!) than as a quality.

X. Here is another, more solid subtlety of the same kind, for it is subtle only through the sublime nature of the objects in question. “The will,” he says, “is essentially mobile (and our mind essentially inconstant), because possession of God (who alone is the good in its entirety) alone can fix the movement.” Until then, he adds, “the will, always parched with a burning thirst, cannot without much pain endure the mind’s stopping for some time at truths (abstract) incapable of making it happy.”

XI. This reason for the mind’s inconstancy is admirab[ly] developed farther down (Vid. chap. IV, page 199, in quarto with double columns, David’s edition, 1721.) And ibid. “Its obstinacy (the mind’s) is as useless to it as its flightiness.”

XII. A mind being, indeed, something finer than an idea, we ought not to need this intermediary to see it. And God alone being probably pure mind, it would very well follow that God alone is purely intelligible or visible without an intermediary; but etc.

XIII. But he has merely substituted ideas for species, that is to say, a kind of more spiritual images for a kind of image that was less so. One can say better still, images that are not images for images that are, or, to speak as he does, thinner beings for beings that were less so. O curas hominum!

XIV. Ah! there is Malebranche making ideas into “real beings” that positively exist. Plato, who has been so much reproached for it, had been nowhere near so bold. What he offered only as a way of explaining, this one affirms as an indubitable truth. And Malebranche is very bold to mock boldnesses. His own are more excessive than all those he censures.

XV. On creation (Pag. 209, quarto edition). Indeed, to create a world from matter or to create matter from nothing is an equally divine act of power.

XVI. “The senses and imagination apply the mind more,” he says. Therefore figures and images. — Nota. On what excludes nothing. That is to say, on what, in such a subject, prevents no mind from imagining in its own way.

XVII. (April 22). Here, however, is a corrective one must admit: “... The ideas of the senses and imagination are distinct (perhaps it would be better to say: are clear-cut) only through their conformity with the ideas of pure intellection.” This is very well observed, and very well said, and very exact. — Add what he adds: “It is... the idea that governs the image.” And “The image of a square, for example, that imagination traces in the brain is accurate and well made only through its conformity with the idea of a square that we conceive by pure intellection.” He should have added that the very figure of the square is accurate only through that, or through that conformity. This is true and very fertile in theoretical, practical, metaphysical, and poetic consequences. — There are admirable things in this man, but those are not what has been quoted from him.

XVIII. Ah! does his power need our help; whether he has made us powerful ourselves once and for all, or makes us so at every instant, what does it matter?

XIX. Pag. 414. He would have our mind perpetually “full of an infinite number of ideas.” (Vid. locum.)

XX. “The soul (he says) sees its sensations without ideas.” (Chap. V, pag. […]14.) Indeed, to feel is to see without ideas.

XXI. There was good taste and some accuracy in all those explanations of the ancients, and always some plausibility. Those of the moderns often resemble only a depth in which nothing can be seen. — “The dependence of minds (he says) on God in all their thoughts.” Ah! whether he has given us everything at once or gives us each thing each time, does he not show his omnipotence equally.

XXII. What he calls “unruly abstractions of our mind.”

XXIII. No one, or almost no one, thinks himself subject to error in his system, I mean in the system he has made for himself.

XXIV. Ha ha! apparently he wanted it to be possible for the ideas he calls things to be neither mind nor body. (However, etc. and vid. pag. 235.)

XXV. When one says 2 and 2 make 4, one means [to say] that 2 is contained 2 times in the idea of 4.

XXVII. [sic.] The example “to change water into wine or wine into water by mixing.” But there is no change, there is only mixture. It is an idea that amuses and deceives to suppose that in every mixture there is transmutation, at least in liquids, for even appearances have not allowed one to suppose it elsewhere.

XXVIII. (April 24.) Pleasure comes from God; and he can place it and make us find it beneath thorns.

XXIX. “One does not annihilate it for the mind,” he says of the mustard seed pounded and annihilated for the eyes. A beautiful expression.

XXX. Aristotle. His books, his terms. They amuse, and amusement is composed of repose and movement. He has terms fitted to express the true, and he has no precise error, which puts a sound mind at ease with him.

XXX. [sic.] God loves them all. Therefore we must love them all. Well seen.

XXXI. One sees what company he lived among, and in these censures he is thinking of his confreres (vid. pag. 277.)

XXXII. Malebranche supposes that all the ills of this world come from our lacking some abstract idea, or from there being in us, in some corner of the mind, an abstract idea that is false, for example this one: “that sensations are in objects,” and that we ourselves produce our ideas.

XXXIII. Most of his principles are true only on the supposition that his systems are the truth. And — must one proportion what one says to men, or require men to proportion themselves to what we say? Must one not take them as they are and speak to them as they are capable of understanding?

XXXIV. With their mathematics one reasons wrongly with exactness as much as one wishes, that is to say, one reasons about nothing, about scholastic beings.

XXXV. He seems to call clear only what lets the mind pass beyond, not what holds it. Thus he would maintain, for example, that one sees glass more clearly than scarlet color on a piece of woolen cloth. Abuse of words and thoughts. (Indeed, purely intellectual thoughts are glazed and airy in some sense, and the others seem to be colored; but what does it matter to their truth if its foundation can subsist without color?)

XXXVI. Thus faith would be to light what hope is to possession. Through the one and through the other one partakes of the one and of the other, without seeing them or without holding them.

XXXVII. He always supposes that it is some false notion, some badly made reasoning, that makes us act badly, and that a few abstract ideas more or less cause all the good or all the evil of this world.

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About This Reading Edition

Joubert’s notebooks return to the work of thinking and writing, the demands of friendship, and questions of faith, beauty and conduct. This edition pairs the French with a new English translation, preserving the order of the chosen source and the unfinished character of its fragments. Dates and source references allow readers to follow a thought through time or return to its printed context.

Historical Text and Translation

The French text follows André Beaunier’s 1938 edition of Les Carnets de Joseph Joubert, published by Gallimard from Joubert’s autograph manuscripts. Volume I presents the entries on printed pages 32–475. French and English are aligned paragraph by paragraph, retaining the source order, printed dates and page references so readers can return to the facsimile.

About Diotimos Editions

Diotimos Editions prepared this new English translation directly from the French, preserving Joubert’s distinctions, recurring images, ambiguities and unfinished thoughts. Translator’s notes clarify wording, references and uncertain readings: Essential keeps notes that help explain a passage, while All includes technical detail. Annotations from the 1938 source edition remain distinct from the new translator’s notes.

Rights

The linked facsimile records identify the French source as public domain in the United States. The new English translation and editorial notes are © 2026 Diotimos, with source annotations and new editorial contributions credited separately. This edition pairs the complete French notebooks with an independent English translation, preserving the distinction between Joubert’s text and its accompanying notes.