Tap the page, move to the top or bottom edge, swipe down, or press Tab to reveal reading controls. Use the arrow keys or swipe sideways to turn pages.
Il y a des époques d’excellence et d’une excellence qui est pareille dans toutes les espèces de gouvernement. Mais les uns sont plus durables que les autres et il faut préférer ceux là. C’est ainsi que les plus déplorables tempéramens ont des momens de jeunesse qui les égalent aux plus robustes, mais tous ne sont pas également propres à vieillir avec leurs forces.
Anglais et leur gouvernement. Il ne faut pas qu’ils en soient fiers, mais je ne voudrois pas les en rendre honteux.
Les hommages rendus à l’or par la philosophie. Son estime pour les richesses, son attention à rehausser les professions lucratives. L’argent lui sembla une dignité. C’est uniquement pour cela qu’elle plaça au rang des talens les plus honorables l’habileté à le faire venir de loin par de certaines routes régulières et, que dis-je? la fonction de le remuer. Un banquier, un caissier, un receveur des finances publiques lui parurent des espèces de magistrats... Une espèce de sacerdoce. Plutus fut leur divinité.
Montesquieu. Tous ses ouvrages ne sont que des considérations.
Les valétudinaires n’ont pas comme les autres hommes une vieillesse qui accable leur esprit par la ruine subite de toutes leurs forces. Ils gardent jusqu’à la fin les mêmes langueurs, mais aussi le même feu et la même vivacité; accoutumés qu’ils sont à se passer de corps... Ils conservent pour la plupart jusqu’à la fin un esprit sain dans un corps malade. Le temps ne nuit qu’à leur durée et il les change peu.
Montesquieu. Les formes propres à s’exprimer en peu de mots et l’art de la brièveté.
[…]3 août.
Style de la Bible. L’esprit semble n’avoir fait là aucune opération; aucun art ne s’y fait sentir. C’est la nature toute seule et toute pure.
[…]4 août.
Le style continu (ou la succession didactique et non interrompue des phrazes et des expressions) n’est naturel qu’à l’homme qui tient la plume et qui écrit pour les autres. Tout est jet, tout est coupure, dans l’âme. Elle s’entend à demi-mot.
[…]8 août.
Dieu n’a pas seulement mis dans l’homme l’amour de soi, mais aussi l’amour des autres.
25 août.
Toutes sont fausses, dites-vous? Et moi je dis, toutes sont vraies.
Tout ce qui occupe des autres égaye; tout ce qui occupe de soi seul rend triste. De là cette mélancolie, sentiment de l’homme qui ne pense qu’à soi, qui est trop renfermé en lui même.
L’âme humaine a quatre maisons. Et elle habite successivement, quand la vie a son cours entier, un corps d’enfant, un corps jeune, un corps d’homme et un corps de vieillard. C’est là sa dernière station et elle est courte. Quelques-uns ont eu cependant une vieillesse plus longue que leurs autres âges.