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15 juillet.
Peuples. Toutes leurs forces sont employées pour les plaisirs. Il viendra d’autres peuples qui ayant dirigé toutes les leurs vers le travail...
16 juillet.
La plaisanterie a perdu le monde et l-t-r-n-.
20 juillet.
[Delalot?] Il est né avec des balances.
Dieu, l’espace et le temps : idées simples. Dieu comme existence, l’espace comme étendue ou mesure. Le temps est du mouvement sur de l’espace, ou la boule sur le billard, la mesure du temps par nous ou par quelque autre chose dont les changemens ont été mesurés par nous. Nous sommes une horloge, une montre à secondes, par les mouvemens de notre pouls.
Toute aglomération ne paroît une que parce que nous concevons en elle une sorte d’essence qui fait un tout de ses parties. Or ce que nous appelons essence est conçu comme quelque chose de spirituel. Il y a pour notre imagination, entre l’essence et l’esprit, la seule différence qui [se trouve] entre l’air et la fumée.
Par les contraires. Besoin de l’esprit. Comme, pour le faire mieux ressortir, on met du blanc sur du noir. Ainsi Dieu et le Diable, la matière et l’esprit, le bien et le mal, le temps et l’éternité, ou le mobile et l’immobile, le variable et le même, le un et le deux, le laid et le beau. Sont semblables à Dieu : l’activité qui fait le bien, le repos après la bonté, etc. Sont semblables au Diable ou à l’opposé de Dieu : l’activité qui fait le mal, le repos après le mal ou la paresse.
Les journaux et toutes les espèces de livres sont plus dangereux en France qu’ailleurs parce que tout le monde y veut avoir de l’esprit; et ceux qui n’en ont pas supposent toujours que l’auteur du livre ou du journal qu’ils lisent en a beaucoup : ils pensent donc ou parlent comme lui.
Du pathétique indépendant de l’art et tout phisique. Et des sensations produites par les arts : moyen grossier. Ou mieux : Des artistes qui n’ont pour but ou ne se proposent pour effet que de produire des sensations toutes grossières et où l’esprit n’entre pour rien.
Dieu, l’espace, le temps, l’unité : idées simples. L’esprit est ce qui est participant de Dieu.
La matière. Et on prête à tous les corps une essence ou une espèce d’esprit qui les personifie pour en concevoir l’individualité plus aisément. On les affine ainsi.
Le temps est du mouvement sur de l’espace, une boule sur un billard. Pour le mieux mesurer, nous nous faisons des montres de toutes choses. Le mouvement de notre pouls est le secret régulateur par lequel nous mesurons toutes les autres successions; et nous sommes par notre pouls des horloges à secondes.
Notre stature est la mesure naturelle, la mesure première de ce qui nous sert à toiser. Ainsi les dénominations pied, palme, coudée, brasse ou brassée.
[…]1 juillet.
Ils cherchoient à remuër le monde, et non à le rendre plus sage.
Dieu est esprit et vérité. Il voit tout, il scait tout, il contient en lui toutes choses. Dieu est justice : il punira toutes les fautes. Dieu est bonté : il a pitié du repentir. Enfin Dieu est miséricorde : il a pitié de tous nos maux.
La prière et le sacrifice. — Chaque jour, le prier, attacher sa pensée sur cette lumière qui épure, sur ce feu qui consume nos corruptions, sur ce modèle qui nous règle, sur cette paix qui calme nos agitations, sur ce principe de tout être qui ravive notre vertu.
Sacrifice. Lui sacrifier tous les jours. Par la douleur en la portant avec patience, comme un de ses commandemens; par le plaisir, en s’abstenant : sacrifices de notre corps par la douleur et le plaisir. Sacrifice de notre cœur, en l’aimant plus que toutes choses et en donnant toutes choses pour lui, en subordonnant à son amour nos plus tendres attachemens, sacrifices de notre esprit, en réprimant toute curiosité qui nous éloigne de lui, en retranchant de nous pour lui une part de notre raison, en croyant pour l’amour de lui ce qu’il veut que nous croyions; sacrifice de nos fortunes, en souffrant pour lui les mauvaises et en nous privant d’une part des bonnes pour lui.
— Et notre prochain comme nous même pour l’amour de lui. Dieu! Dieu!
Lui sacrifier tous les jours quelque portion de notre esprit, quelque portion de notre corps, de notre bien, de nos plaisirs et de nos peines.
La forme sculpte la matière (πλαστή). Le nombre des formes plastiques, ou propres aux corps organisés est borné comme celui des figures géométriques régulières, mais il l’est moins. Formes géométriques, c’est à dire qui sont propres à mesurer. Formes plastiques ou moulantes, c’est à dire propres à établir au dedans l’équilibre des parties d’un être et au dehors l’accord ou l’harmonie de ses proportions visibles.
— En ce cas (vide le mois de septembre précédent) en ce cas il n’y a point de noblesse qui ne soit une hérédité. Mais la grandeur peut commencer à celui qui la possède. Le principe est de soi et en soi.
Et il y auroit des sangs nobles comme il y a de beaux sangs.