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← ExitThe Notebooks of Joseph Joubert, Volume I
[On Voltaire.]

19 novembre.

... et ce passé devenu comme un néant où l’âme se fatigue à s’enfoncer.

20 novembre.

L’Ame. Elle peut soulever le corps.

23 novembre.

La langue qui écrit. Quand on récite à part soi et la bouche fermée, la langue fait alors au delà des dens les mêmes mouvemens, elle donne les même coups que si l’on parloit. On s’entend même alors, on se prête l’oreille. Il n’y a que l’action et le service des lèvres qui soit alors de moins que dans le parler.

Peuples vertueux. Ont en effet bien des lumières et un grand scavoir. Ils scavent le bien et le mal, ils les distinguent; un grand sens et beaucoup de hautes maximes, un excellent discernement, un choix exquis de bons moyens, en toutes choses, est nécessairement leur lot.

24 novembre.

Heureusement je ne sens jamais à la fois que la moitié de mes douleurs.

25 novembre.

Mais il importe aux hommes d’en avoir cette opinion.

28 novembre.

— Il mit dans celle des animaux une cinquième partie de l’âme humaine, en les rendant susceptibles de larmes et de regrets. Car la fidélité du chien...

Il n’y a pour l’âme qu’un seul moyen d’échapper aux maux de la vie, c’est d’échapper à ses plaisirs et de chercher les siens plus haut.

[…] novembre.

Et peut-être est-ce les pensées seules qu’il faut exprimer avec tant de soin.

[…]0 novembre.

Grands mérites et mauvaise santé naturelle. C’est à dire constitutive, ou devenue naturelle par une ancienne habitude où l’âme et l’esprit se sont moulés, etc. Mme de Beaumont etc, — Les autres sont dans une situation forcée.

Le ciel y jette de temps en temps (dans la carrière des sciences) quelques légères nouveautés.

[…]ʳ décembre.

Deux sortes de vérités : I. de ce qu’il faut penser, II. de ce qu’il faut faire.

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