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Les anciens distinguoient dans la vertu « l’action » de l’ « exercice ». Importance de ce qu’ils appelloient l’exercice; et comment ils en prouvoient la nécessité. (Voyez Plutarque, traité Du génie de Socrate, tome VII de la traduction.)
[…]9 septembre.
— Et en effet les astres sont des îles, environnés qu’ils sont d’air ou d’éther; îles aériennes ou éthérées.
Plutarque, De l’amour. Ainsi, dans cette philosophie vraiment théologique, chaque dieu dirigeoit la portion de l’âme où résidoit la passion à laquelle on suppose qu’il présidoit.
« La complaisance de la femme pour l’homme (dit Plutarque) étoit appellée grâce chez les anciens.. » Et tout ce qui est grâce y ressemble peut-être.
Traité de Plutarque. Il a eu tort de considérer cette affection en métaphysicien, c’est à dire en homme qui cherche simplement dans les passions leur essence et ce qu’elles ont de divin. Il devoit la considérer, non dans le ciel, mais dans la vie et la traiter en moraliste par ses effets, par ses dangers, par ses excès, etc. Sa nature à cet égard est d’être glissante (lubrique, disoient les anciens). C’est une passion humide.
Les préceptes sont faits pour la contemplation. Et jusqu’à quel point ils peuvent en être l’objet sans donner une pernicieuse habitude à l’âme.
Plutarque. Lune de la philosophie. Il luit plus qu’il n’éclaire. Vrai miroir de Platon. (Julium sidus.)
Plutarque dit qu’ « il faut écouter... préparé ».
Attentions « d’étroite embouchure ». Il faut y verser ce qu’on dit avec précaution et, pour ainsi dire, goutte à goutte.
Les anciens avoient remarqué « de la prolixité dans Euripide, des inégalités dans Sophocle. » Mais ils ne se seroient pas permis de la leur reprocher, regardant en quelque sorte les fautes des grands écrivains comme un accident plutôt que comme un défaut. Leurs livres sont de beaux volumes où il n’y a que des taches d’eau.
On a besoin d’être maintenu dans le bien par la force, non seulement de son opinion, mais aussi de l’opinion des autres. Si la crainte de la censure ne nous y repousse, quand nos passions nous en ont fait sortir, nous vivrons hors de la justice, ou du moins hors des bienséances.
« La parole est le bien de l’ouïe » (dit Plutarque), comme la lumière est le bien de nos yeux. Et Nota. le bien du toucher (les femmes). Le bien du goût (ou du tact du gosier) : est-ce le liquide ou le solide, ou l’aliment mère des deux? Le bien de l’odorat : l’encens dans les temples des dieux....