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On peut faire de la brisure un ornement. Les anfractuosités sont pittoresques. Il y a un plaisir ou une commodité continue dans le plein pied — de la variété dans les dispositions inégales du terrein. Des gradins ont leur agrément et on peut monter aux choses hautes par des degrés.
On pourroit déterminer avec précision beaucoup d’occasions où il faut employer le vague.
Ma pensée alors retourne en arrière, comme un corps lorsqu’il en rencontre un autre qui est dur et où il ne peut pas pénétrer.
Ils appellent esprit ce qui n’est que jeu dans l’esprit.
Apprendre avec méthode et avec effort ce qui s’apprend de soi même et machinalement. La danse ne rend pas nos membres mieux faits, ni la méthode nos esprits plus beaux; mais l’exercice que tout cela donne à l’esprit et au corps peut les rendre plus agiles et plus souples. Il faut cependant observer qu’il y a des mouvemens, des exercices capables de nous disloquer.
Fixer la langue (dans les sciences et surtout dans la métaphysique) important. Conserver autant qu’il se peut les expressions dont se sont servis les grands hommes.
— Disons donc parce que le sensible nous éloigne de Dieu. Mais de tout ce qui est sensible, rien ne l’est tant que ce qui l’est intimement. Et c’est pourquoi la chasteté et la piété ont été toujours unies d’une inséparable association dans toutes les doctrines religieuses.
Intimement, et pour ainsi dire aux entrailles. Là sont les grands plaisirs et les grandes douleurs. Là sont...
[…] septembre.
Voltaire. On n’est point poète en courant et en se hâtant, en passant.
... tant que notre santé nous fait du bruit, du mouvement.
J’ai de la peine à quitter Paris parce qu’il faut me séparer de mes amis; et de la peine à quitter la campagne parce qu’alors il faut me séparer de moi.
[…] septembre.
Il ne faut jamais pousser hors de soi toute sa pensée (excepté celles dont il est bon de se délivrer). Il faut toujours retenir en soi une portion de ce que l’esprit a produit affin qu’il s’en nourrisse. Laissez un peu de son miel à cette abeille. Exhalez la colère toute entière, mais non pas l’amitié; l’injure et non pas la louange. En un mot, vomis la bile et garde ton sang.
« N’éteignez pas l’esprit », — et ne le vuidez pas non plus.
Il n’y a pas de bruit où il n’y a pas d’ouïe, pas d’image où il n’y a pas d’yeux. Il me semble pourtant qu’il peut y avoir là de la lumière. C’est qu’en effet nous avons de la lumière cette idée qu’elle peut exister sans concours. Nous la concevons même incréée, perpétuelle et éternelle.
Un son perpétuel nous deviendroit insupportable, une image toujours la même nous lasseroit. Mais une belle et douce lumière toujours égale pourroit fort bien nous plaire toujours également.
Ce corps sans doute m’avoit été donné pour peu de temps.
— Là je trouverai un grand nombre d’amis qui m’ont précédé. J’en trouverai plus dans le ciel que je n’en laisse sur la terre....