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← ExitThe Notebooks of Joseph Joubert, Volume I
[On Voltaire.]

Donner le mouvement en gardant l’immobilité, c’est donc ressembler à Dieu même.

Les femmes ne sont belles que par l’amour; et les choses religieuses ne le sont que par le respect, la piété.

Goûter les hautes vérités jusqu’à s’en ennuyer et à s’en laisser posséder.

Quelqu’un a dit (Publiciste 6 7bre 1803 mardi) : « La variété repose l’attention et fatigue la mémoire. » Ne pourroit-on pas en dire autant de la concision, de la brièveté?

Que faire?... Comme un air court qui se prolonge aux derniers sons par leur propre retentissement... Tout ne retentit pas.

[…]ᵉʳ septembre.

... dont nous avons une appercevance.

La pause et le mouvement dans la danse, le son et le silence dans la musique, le plein et le vide dans l’architecture (dont la sculpture participe), l’obscur et le clair ou le noir et le blanc dans la peinture.

De même, tout ce qui montre à la fois la passion et la tempérance, comme l’amour et la raison, la douleur et la générosité ou attention aux maux d’autrui, est beau.

Les anciens disoient qu’il y avoit une muse qui présidoit à la science du gouvernement.

2 septembre.

— Et cela prouve qu’il faut se faire aimer. Car les hommes ne sont jamais justes, si ce n’est quelquefois, et seulement envers ceux qu’ils aiment.

— En effet, dans cette saison, le jour a toutes ses parties, ainsi que la nuit. Tout est jour dans les grands jours d’été et le soleil en se levant semble toucher à son midi. Dans les grands jours d’hiver, tout est soirée ou demi jour.

Les voix ont imité les instrumens (ou les oiseaux).

2 septembre.

Le métaphysicien dit « l’âme, le corps » etc. Mais le moraliste dit « l’homme ». Il le prend pour ainsi dire tout formé, et sans distinction de parties, de facultés.

1ᵉʳ septembre.

« L’âme (disoient quelques anciens) est mêlée au corps. »

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