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Descartes et les louches. Que ce goût étoit celui d’un homme bien organisé, et pourquoi.
Le monde éclos de l’idée de Dieu. L’idée en étoit comme l’œuf et en effet elle contient comme un vrai germe les traits ou les linéamens.
28 août.
Les mots comme autant de roulettes.
Les germes sortent de l’idée de Dieu qui est leur principe.
Pascal. Son plan est dramatique. Il y a usé de la circulaire et du contour platonicien.
Ouvrage tel que ce n’étoit pas trop pour le concevoir et c’étoit trop peu pour le concevoir à la fois et pour l’exécuter, du génie d’un seul homme.
Fleurs. Portent leurs parfums comme les arbres portent leurs fruits.
29 août.
Combien, dans les ouvrages où tout son génie se déploya, J.-J. Rousseau enfla tout à coup sa voix et haussa le ton. — On peut dire en effet qu’il y a de la voix dans ses écrits, comme il y a de la chaleur.
Si, dans les peintures, la ressemblance est réelle pour les yeux ou si elle ne l’est que pour l’esprit et ne résulte pas du jugement encore plus que de la vuë. En effet, existe-t-elle pour les animaux comme elle existe pour nous. Un chien a-t’il jamais caressé le portrait de son maître ou a-t’il jamais eu peur d’un loup en peinture. Les raisins de Zeuxis ne prouvent rien pour cette question. L’anecdote n’est pas certaine. On peut même dire qu’elle est fausse. D’ailleurs, etc.
L’art du peintre ne fait pas tout dans un tableau; et l’art du spectateur ou plutôt sa nature y fait aussi beaucoup, peut-être la moitié. — Leurs deux intelligences ont besoin l’une de l’autre.
Je crois quant à moi qu’il n’y a pour le chien ou tout autre animal, que du noir, du rouge, du blanc, un objet coloré qui peut bien faire […] lui quelque impression, mais point de ressemblance humaine, rien de vivant, ni aucune expression. Il n’y a point d’yeux.
[…] août.
Ces anciens, qui avoient besoin de la vertu, n’y étant pas portés par […] précepte, s’y menoient et s’y conduisoient pour ainsi dire eux-même par des raisonnemens et des considérations légères.
Le dernier être des Péripatiticiens qui, toujours en mouvement, n’avoit pas la faculté de mouvoir. Le premier être donnoit le mouvement en gardant l’immobilité. On admit enfin un être moyen qui recevoit et donnoit tour à tour le mouvement.
Il est étonnant combien ces anciens avoient eu d’idées ingénieuses et même découvert de vérités en supposant par exemple qu’une chose ait toujours son contraire ou son opposé et en le cherchant, qu’elle soit toujours moyenne, dernière ou première, et en supposait deux autres qu’ils cherchoient aussi à déterminer. Cela leur ouvroit une méthode et des voyes qui souvent les ont conduits très loin.