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Les pensées qui nous viennent valent mieux que celles qu’on trouve.
[…] avril.
Le mot heureux est celui qui vient le dernier et c’est ce mot qui est essentiel pour le lecteur. C’est celui là qui fait tout le sort de l’ouvrage.
[…]1 avril.
Il y a deux sortes de paroles : celle qui nous suffit pour nous manifester à nous même notre pensée et celle qui est nécessaire pour la manifester aux autres. Elles diffèrent. Et, la première, plus promptement que la deuxième.
[…]2 avril.
— et qu’il soit un ouvrage ou par la forme ou par le fonds.
J’ai plus d’esprits vitaux que d’esprits animaux. — Et les esprits qui vont dans ma tête ne sont plus dans mon estomach.
... Je l’entends trop bien pour pouvoir le traduire.
[…]8 avril.
Scavoir ce qu’il faut s’interdire.
... parce qu’alors l’esprit s’est donné deux mouvemens pour un et qu’on les apperçoit.
[…]9 avril.
Les travailleurs. Il ne se présente à eux d’aucune idée que ce qu’il leur en faut pour la place où elle doit être employée. Ils n’en ont jamais conçu aucune dans sa rondeur indépendante.
Mercredi 27 avril (Aux Thuilʳˢ.)
Poësie. Il faut que l’idée de chaque chose y soit et non le corps.
30 avril.
Quand votre phraze est faite, il faut lui ôter avec soin les coins et les autres empreintes de votre calibre particulier. Il faut l’arrondir affin qu’elle puisse entrer facilement dans les autres esprits, dans les autres mémoires.
[…]8 avril.
Un journaliste exact doit trouver son article dans le livre qu’il examine. Qu’il l’y cherche. S’il n’est pas là, il ne doit être nulle part.
21 avril.
Je frappe l’annapeste uu—, l’ïambe u—, et même le double iambe u—u—, le pœan premier — uuu (comme diligere), l’...tile — uu, et jamais le spondée.
La prose spondaïque.