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J’y voudrois voir tous les vieillards; ils sont la majesté du peuple.
Ordonnez que tous les vieillards qui sont nés sous Louis 14, quand ils se présenteront aux portes de la salle où... y seront admis.
Ce ne sont pas les faits, mais les bruits qui causent les émotions populaires. Ce qui est cru fait tout.
L’étendue est le corps de Dieu, auroit dit volontiers Newton.
25 avril 1789.
Comme, dans la musique, le plaisir naît du mélange des sons et des silences, des repos et du bruit, de même il naît dans l’architecture, du mélange bien disposé des vuides et des pleins, des intervalles et des masses.
27 avril.
Mélange du sec et de l’humide. L’eau s’enfle avant de bouillir.
15 juin 1789.
A l’amour du plaisir l’amour de la beauté.
1ᵉʳ mai 1789.
Ecrire l’histoire...
2 mai...
Eclatantes annonces. (A 9 heures du soir.)
Tout homme est libre et ne peut perdre sa liberté. Il ne peut la perdre par sa volonté car ce seroit une folie, ni par la volonté d’autrui car ce seroit une oppression. Quiquonque ôte à un homme la liberté pour toute sa vie est digne de mort. La liberté consiste à pouvoir faire et dire tout ce qui n’est pas déffendu par la loi.
[Le Tasse.]
C’est ici le premier ouvrage de la jeunesse du Tasse. Ceux qui ont voulu depuis peu ravir à ce poëme la gloire d’avoir eu pour auteur ce poëte immortel, se sont étrangement trompez. Il leur suffira pour se désabuser de lire les préfaces du Rinaldo dans les éditions de 1500, etc. Ils y verront toute l’histoire de ce livre. C’est là qu’ils apprendront que le Tasse étudioit le droit dans l’université de Padoue sous X... lorsque, par les conseils de etc. C’est là qu’il raconte...
Il avoit alors dix-sept ans et le Renaud ne coûta que dix mois; il semble ceppendant ne se ressentir ni du... de cet âge ni de cette précipitation. On trouveroit plutôt dans le [ ] le caractère d’une imagination défleurie que celui d’une verve encore indomptée. Je parle du stile. Quant aux événemens, ils sont peu sages et l’imitateur en leur donnant souvent une exposition, un autre cours et d’autres nœuds a souvent embéli l’ouvrage.
Le Tasse s’excuse dans la préface que j’ai citée de n’avoir pas orné la tête de ses chants de ces prologues que l’Arioste avoit mis en vogue et qui étoient alors une nouveauté. Il en donne une raison qui ne fait pas moins d’honneur à son goût et à son esprit que son poëme n’en fait à son imagination. Dans un poëme, dit-il à peu près, où la variété des événemens en interrompt le fil sans cesse, il est nécessaire que l’auteur se montre et parle en son nom, de temps [en temps] de même que dans des pays inconnus et tortueux un guide doit etc. Il s’établit ainsi dans ces ouvrages implexes une sorte d’unité d’une espèce particulière, c’est l’unité d’écrivain. Ce mot est profond.
Ceci me conduit à parler des ouvrages en prose du Tasse et de ses principes littéraires. Ils sont peu connus et très dignes de l’être. C’étoit sur son art un penseur profond. Quiquonque faira sur son etc. — rendra aux lettres un service important.
Ce caractère de penseur paroit dans les vers même du Tasse. Ils sont courts et ont cette forme qui conviendroit à des sentences. Il ne ressemble pas par les tournures de son stile aux poètes anciens, mais il ressemble aux anciens sages. Il n’y a pas dans, etc. — dont on ne pût trouver en eux des modèles. On les blâme... Ils sont convenables. Rien ne peut... Cette grande et raison... [nable] etc.
On ne trouvera pas dans cette imitation le même stile que dans l’original. Celui-là est étroit, serré; sa phrase est court vêtue. Le corselet et les brassards. Celui-ci est riche, abondant, pompeux et déployé. Voici ce que pensoit de cet etc...
On verra dans cet ouvrage son nom, son pays, sa famille, ceux etc. Quant aux louanges qu’on lui donne ici, je ne chercherai point à en dissimuler... Je n’ai voulu parler ici de lui que pour le louer. Son pays lui a fait plus d’honneur. Rien ne manqueroit... un seul manque à son bonheur, celui d’avoir aujourd’hui pour témoin de ses opérations celle à laquelle [il] est dédié, femme digne d’hommages et que le Tasse eût lui-même chantée sur son tombeau. Que cette réflexion amère n’attriste ni l’auteur ni le lecteur. Les souvenirs...
Car c’est un ouvrage du Tasse...