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Vents. — Comment nécessaires à la végétation. Par l’ébranlement qu’ils donnent à la plante, la force de pénétration qu’ils donnent à l’air. Sont la corde de l’arbalète. — Mouvement est nécessaire à tout ce qui végète, comme à tout ce qui vit.
Etre en correspondance avec le temps, c’est à dire avec le froid, le chaud, le sec, l’humide, le sombre ou le serein.
26 octobre.
De la vie innocente. Combien utile par cela seul qu’elle ne nuit pas.
27 octobre.
Alors nous n’aurons plus rien d’individuel, que les affections particulières que nous aurons contractées auparavant. Chacun de nous ne sera plus qu’une nature façonnée en un tout à part.
28 octobre.
De la piété. Qu’il y a des circulations que ce sentiment seul peut ranimer. Que les crédules mentent peu. Que souvent ils se trompent peu. Guérisons qui viennent du ciel. En quel sens l’expression est juste.
— Source de vie, de paix, de joye et de santé. — Vue, ouïe, goût, imagination, attention, discernement.
Ecrits qui participent aux trois plus agréables qualités des choses qui sont agréables — l’odeur, la saveur, les couleurs, et qui donnent à la fois du plaisir aux trois qualités de l’esprit qui correspond à l’ouïe, à la vue et au goût.
30 octobre.
La force sans repos (dans Lavater). — Des forces toujours en travail, une activité sans repos, du mouvement sans intervalles, des agitations sans calme, des passions sans mélancholie, des plaisirs sans tranquillité. C’est vivre sans jamais s’asseoir, vieillir debout, banir le sommeil de la vie et mourir sans avoir dormi.
Penser ce que l’on ne sent pas, c’est mentir à soi-même, comme l’on ment aux autres lorsqu’on leur dit ce qu’on pense ne pas. Tout ce qu’on pense, il faut le penser avec son être tout entier, âme et corps.
1ᵉʳ novembre.
Que la vieillesse est le temps où la chrysalide entre dans l’assoupissement.
Une heure après midi.
Vue des agenouillemens sur les tombeaux.
Désir d’être oiseau, d’être abeille. L’homme sent que son bonheur est dans les airs. — Et si on voudroit être un oiseau, ce n’est pas un aigle, un vautour, ni un faisan, une perdrix, un perroquet qu’on voudroit être, mais ce petit oiseau modeste et doué d’amabilité, une fauvette, une mésange, un rouge-gorge, un rossignol, un oiseau d’espèce moyenne et innocente. Car on ne voudroit pas non plus être oiseau-mouche ou colibri.
Le temps est comme la matière, l’intensité est comme la durée. (Ainsi que sur l’intensité, nous nous trompons sur leur réalité.)