De l’Obsession, de la Possession, de la Prière et de la Foi.
Dynamique morale de Jésus.
Renan trouve ridicule que Jésus croie à la toute-puissance, même matérielle, de la Prière et de la Foi.
Les sacrements sont des moyens de cette dynamique.
De l’infamie de l’imprimerie, grand obstacle au développement du Beau.
Belle conspiration à organiser pour l’extermination de la race juive.
Les juifs Bibliothécaires et témoins de la Rédemption.
Tous les imbéciles de la Bourgeoisie qui prononcent sans cesse les mots : immoral, immoralité, moralité dans l’art et autres bêtises me font penser à Louise Villedieu, putain à cinq francs, qui m’accompagnant une fois au Louvre, où elle n’était jamais allée, se mit à rougir, à se couvrir le visage, et me tirant à chaque instant par la manche, me demandait devant les statues et les tableaux immortels comment on pouvait étaler publiquement de pareilles indécences.
Les feuilles de vigne du sieur Nieuwerkerke.
Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c’est-à-dire que, quand tous les individus s’appliqueront à progresser, alors, l’humanité sera en progrès.-
Cette hypothèse peut servir à expliquer l’identité des deux idées contradictoires, liberté et fatalité, — Non seulement il y aura, dans le cas de progrès, identité entre la liberté et la fatalité, mais cette identité a toujours existé. Cette identité c’est l’histoire, histoire des nations et des individus.
Sonnet à citer dans Mon cœur mis à nu. Citer également la pièce sur Roland.
Je songeais cette nuit que Philis revenue,
Belle comme elle était à la clarté du jour,
Voulait que son fantôme encore fît l’amour,
Et que, comme Ixion, j’embrassasse une nue.
Son ombre dans mon lit se glisse toute nue,
Et me dit : « Cher Damon, me voici de retour ;
Je n’ai fait qu’embellir en ce triste séjour
Où depuis mon départ le sort m’a retenue,
« Je viens pour rebaiser le plus beau des amants ;
Je viens pour remourir dans tes embrassements. »
Alors, quand cette idole eut abusé ma flamme,
Elle me dit : « Adieu ! Je m’en vais chez les morts.
Comme tu t’es vanté d’avoir f... mon corps,
Tu pourras te vanter d’avoir f... mon âme. »
Parnasse satyrique.
Je crois que ce sonnet est de Maynard. Malassis prétend qu’il est de Théophile.
Hygiène. Projets — Plus on veut, mieux on veut.
Plus on travaille, mieux on travaille et plus on veut travailler.
Plus on produit, plus on devient fécond.
Après une débauche, on se sent toujours plus seul, plus abandonné.
Au moral comme au physique, j’ai toujours eu la sensation du gouffre, non seulement du gouffre du sommeil, mais du gouffre de l’action, du rêve, du souvenir, du désir, du regret, du remords, du beau, du nombre, etc...
J’ai cultivé mon hystérie avec jouissance et terreur. Maintenant, j’ai toujours le vertige, et aujourd’hui, 23 janvier 1862, j’ai subi un singulier avertissement, j’ai senti passer sur moi le vent de l’aile de l’imbécillité.
Hygiène. Morale. — A Honfleur ! le plus tôt possible, avant de tomber plus bas.
Que de pressentiments et de signes envoyés déjà par Dieu, qu’il est grandement temps d’agir, de considérer la minute présente comme la plus importante des minutes, et de faire ma perpétuelle volupté de mon tourment ordinaire, c’est-à-dire du Travail !
Hygiène. Conduite. Morale. — A chaque minute nous sommes écrasés par l’idée et la sensation du temps. Et il n’y a que deux moyens pour échapper à ce cauchemar, pour l’oublier : le plaisir et le travail. Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie. Choisissons.
Plus nous nous servons d’un de ces moyens, plus l’autre nous inspire de répugnance.
On ne peut oublier le temps qu’en s’en servant.
Tout ne se fait que peu à peu.
De Maistre et Edgar Poe m’ont appris à raisonner.
Il n’y a de long ouvrage que celui qu’on n’ose pas commencer. Il devient cauchemar.
Hygiène. — En renvoyant ce qu’on a à faire, on court le danger de ne jamais pouvoir le faire. En ne se convertissant pas tout de suite, on risque d’être damné.
Pour guérir de tout, de la misère, de la maladie et de la mélancolie, il ne manque absolument que le Goût du travail.